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Mar 24th, 2003 - 12:26:45 |
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Culture et groupes marginalisés
"Le développement des nouvelles technologies de l'information et de la
communication (TIC) n'a pas seulement élargi les possibilités de
communication. C'est la portée même de la communication qui a changé, de
par ses implications nouvelles dans tous les domaines de la coexistence
sociale. Jamais encore l'humanité n'a disposé de si grandes capacités
decommunication, entravées cependant par la tendance à la monopolisation
de ces technologies, sous le couvert des normes imposées par la
dictature du marché."
(Source : Déclaration de ALAI, Agencia Latinomericana de Informacion,
lors de la préparation du Forum Social Mondial, janvier 2001, Porto
Alegre, Brésil.)
Internet est dorénavant une vaste et puissante plateforme de
communication, notamment du fait de la convergence des médias existants
et des nouvelles technologies de communication. L'accès à Internet s'est
développé, bien que les communautés et la plupart des populations
marginalisées du monde en développement soient toujours exclues, et
alors qu'en même temps, il est de plus en plus l'objet de
commercialisation, d'appropriation institutionnelle et de contrôle.
Les nouvelles technologies de la communication véhiculent le processus
de mondialisation instauré sous le signe de l'inégalité, qui accroît
souvent les disparités sociales et économiques entre et au sein des pays
; ces technologies peuvent aussi être un outil puissant de résistance,
de mobilisation sociale et de développement, au service des personnes et
des organisations actives pour la liberté et la justice.
Pour que les TIC restent un outil puissant, nous devons nous à engager à
ce que les droits à l'expression, à la communication, d'association et
de protestation soient effectivement protégés sur Internet, inscrits
dans les politiques nationales, régionales et internationales, et
appliqués par la sensibilisation et l'action.
De nouvelles expériences passionnantes de démocratie numérique attirent
l'attention sur la capacité des Technologies de l'Information et de la
Communication (TIC) à renforcer la démocratie locale. Des TIC puissantes
offrent des possibilités pratiques pour diriger une démocratie numérique
pleine de sens. Des méthodes novatrices de consultation ont déjà eu du
succès; 'le I-vote' paraît inévitable dans un proche avenir, pour
remplacer le vote en personne ou par courrier traditionnel. Il est
évident que le changement technologique exerce un effet de grande portée
en ouvrant de nouvelles voies qui amélioreront la démocratie
d'aujourd'hui.
La fin de cette innovation est une nouvelle tendance à utiliser Internet
dans les processus électoraux, en particulier le 'I-voting' (voter sur
Internet). Les
pouvoirs d'Internet peuvent-ils revigorer la démocratie locale en
encourageant une communication efficace avec les citoyens ?
Projets pilotes
L'une des initiatives de démocratie numérique les plus innovantes est le
Kalix Rådslag, un processus consultatif en ligne pour la construction
d'un nouveau quartier dans cette ville suédoise du grand Nord. Afin
d'obtenir la participation des citoyens à propos de choix divers, les
autorités de la ville ont travaillé avec une entreprise informatique
(Votia.com) pour mener un sondage systématique de l'opinion publique à
l'aide d'une enquête basée sur Internet et une discussion publique. Plus
de 1 200 citoyens ont participé au dialogue 'virtuel'. Le dialogue en
ligne, associé à des méthodes plus traditionnelles de participation des
citoyens, a mené à l'adoption d'un design très populaire pour le nouveau
centre ville.
D'après l'innovateur d'Internet Vikas Nath, le potentiel d'Internet dans
les pays en développement réside dans sa capacité de transformer
les sociétés grâce à la diffusion rapide et efficace des connaissances.
Se basant sur une foule d'études de cas explicatifs sur l'utilisation
d'Internet et des TIC (en particulier le téléphone portable) au
Bangladesh, au Cambodge, au Cameroun, et dans d'autres pays, Nath et
d'autres personnes ont montré comment les TIC (Technologies de
l'Information et de la Communication) ont transformé radicalement les
occasions dont dispose le citoyen de participer directement aux
questions de gouvernance en rapport direct avec le processus de
développement socio-économique.
Lexpérience Indymedia (http://www.indymedia.org)
Indymedia est un collectif de media-activistes et de journalistes
engagés dont le but est
la production, la diffusion et la promotion d'informations, d'idées, de
débats et de culture, ainsi que la critique et la formation aux médias.
Cest un point de rencontre physique et une plate-forme virtuelle
déchange dinformations alternatives et indépendantes. Il vise
lexercice réel de la démocratie en encourageant lengagement citoyen
par, et pour, une ré-appropriation de linformation.
Pourqoui indymedia est nécessaire?
Les médias reflètent et diffusent une vision du monde. Les médias
dominants, commerciaux et institutionnels sont les instruments de
propagande de ceux qui dominent le monde. Nous sommes toutes et tous
journalistes: qui mieux qu'un gréviste sait raconter pourquoi il fait
grève, une manifestante pourquoi elle manifeste, une organisation ce
qu'elle organise?
Une autre info est possible!
Indymedia veut refléter la vision du monde des opprimés, des exploités
et des exclus, donner la parole à ceux qui luttent contre la
mondialisation capitaliste, rendre cette réalité visible. Indymedia veut
encourager la participation et l'esprit critique.
Au Québec, la section locale dindymedia sapelle le CMAQ
(http://www.cmaq.net). Elle se veut autant une plate-forme déchange et
de réflexion pour la communauté militante quune tribune pour les
citoyens qui désirent rejoindre leurs contemporains et qui, autrement,
disposent de moyens limités pour faire entendre leur voix.
À ce chapitre, le principe de publication ouverte ("open publishing"),
mis de lavant pour la première fois par les IMC (Independent Media
Center) à Seattle en 1999, savère être une véritable révolution dans
lexercice de la démocratie. Désormais, tout citoyen ou organisation
indépendante qui souhaite diffuser de linformation, mettre en relief
une analyse critique, promouvoir un événement ou simplement fournir une
couverture alternative des événements en cours, trouve dans lexercice
de la presse ouverte un outil précieux et inédit.
Naturellement, le CMAQ ne saurait être complet sans ses forums de
discussion dynamiques où les enjeux sociaux, économiques et politiques
actuels sont constamment débattus dans un cadre constructif et engagé.
De plus, le CMAQ est passer, avec la nouvelle version de son site, en
mode " open source ", ce qui veut dire quà lavenir, le code source du
site pourra être récupéré, réaménagé et personnalisé par tout individu
ou organisation qui souhaitera rejoindre la communauté des médias
indépendants et adopter la philosophie de publication ouverte. Ce
passage est, à notre avis, un aspect essentiel de notre contribution à
létablissement dune démocratie effective sur le Web.
Voici quelques-unes des expériences les plus prometteuses en matière de
démocratie numérique à l'heure actuelle : fournir plus efficacement des
prestations publiques liées à l'information; relier ensemble les
municipalités en régions, au niveau national, et par-delà les frontières
internationales; établir la confiance grâce à des prises de décisions
plus transparentes, par exemple en diffusant en ligne les réunions des
conseils municipaux ; créer des opportunités de communication directe
des citoyens avec leurs représentants élus; et créer un 'portail' ou
point d'entrée centralisé où il serait facile de naviguer entre toute
une gamme d'informations publiques provenant d'une myriades de services
et de bureaux de la ville.
Le vote en ligne
Les technologies de l'information peuvent-elles redonner un nouveau
souffle à la démocratie directe par le peuple ? Si cela doit commencer
quelque part, les municipalités en Suisse seront à l'avant-garde.
En 2002, le canton de Genève a été désigné pour expérimenter le premier
vote obligatoire au monde - un référendum - dans lequel l'électorat a
l'option de voter en ligne. L'expérience prévue a soulevé un certain
nombre de questions pratiques, telles que la sécurité et la prévention
des fraudes. Les résultats d'une enquête montrent que la possibilité de
voter en ligne peut accroître de jusqu'à 9 % le taux de participation
aux élections. Le I-vote soulève aussi un certain nombre de problèmes
normatifs, tels que la question de savoir si la démocratie directe
(prise de décisions par les majorités populaires) deviendra plus
prévisible si les citoyens peuvent voter facilement sur certains thèmes
avant la communauté. L'élection ne statuera pas seulement sur une simple
question de référendum. Il permettra de savoir si le I-vote est
simplement une nouvelle commodité, ou bien s'il peut
transformer en profondeur la nature de la participation électorale et,
par-là, la démocratie elle-même.
La société civile peut parfois tendre la main vers des groupes
marginalisés. Lorsque la confiance dans les autorités locales est
faible, des
organisations de la société civile peuvent tendre la main vers des
groupes marginalisés dans la communauté. Un exemple parmi d'autres : les
efforts
d'utilisation de langues minoritaires sur les sites Internet pour
améliorer les relations entre représentants élus et groupes
minoritaires. Certaines villes
des Pays-Bas - en particulier Amsterdam et La Haye - ont été témoins du
succès des efforts déployés par des organisations de la communauté
lorsqu'elles ont tendu la main vers les immigrants et les autres
populations minoritaires.
Le principal obstacle pour exploiter les TIC en vue de la construction
de la démocratie locale, c'est l'inégalité par rapport à l'accès.
L'accès
est une condition préalable, exigeant un service plus vaste et des
connaissances en informatique. Dans la plupart des pays, et
particulièrement
dans les pays en développement, l'accès aux services en ligne est limité
à une minorité aisée. L'expérience du Andra Pradesh en Inde montre que
des
efforts conjugués pour investir dans les compétences de la communauté
peuvent conduire à d'importants progrès dans le développement du degré
d'alphabétisation et des compétences en matière d'informatique.
La démocratie numérique, par l'intermédiaire de la communication en
ligne, n'est pas forcément la panacée pour renforcer la démocratie; mais
nous
avons déjà vu le fin du fin des nouvelles tendances et techniques qui
laissent pressentir le rôle crucial que la démocratie numérique va jouer
La situation en Afrique
À défaut de brancher directement chaque foyer africain sur l'Internet,
on branchera chaque communauté, chaque quartier, chaque village. Dans
les villages des pays en développement, comme dans les quartiers
défavorisés de Chicago ou dans les communautés nordiques du Canada,
l'accès aux nouvelles technologies de l'information et de la
communication sera communautaire ou ne sera pas. L'ordinateur, "
personnel ", viendra plus tard.
De nombreuses expériences sont en cours dans le monde entier afin de
mettre les nouvelles technologies de l'information et de la
communication, les TIC, à la portée des citoyens des pays en
développement. Aujourd'hui, un pays qui ne met pas l'accent sur les TIC
sera distancé immanquablement.
En 1999, en excluant l'Afrique du Sud, un Africain sur 9 000 avait accès
à Internet, alors que la moyenne mondiale est de une personne sur 40.
Tous les pays africains sont quand même reliés au réseau des réseaux et
le nombre de fournisseurs de services Internet augmente rapidement.
Mais comment offrir au paysan illettré du fin fond de l'Afrique, ou à
ses enfants, la puissance du savoir mondial? Comment emmener des
millions de communautés marginalisées à l'ère de l'information?
L'obstacle n'est plus d'ordre technique. Grâce aux nouveaux réseaux de
satellites en orbite, on peut maintenant utiliser un téléphone
cellulaire à partir de n'importe quel coin du continent africain. Mais
ces téléphones coûtent dix fois le revenu annuel moyen.Si on veut
utiliser un réseau filaire terrestre, le coût de raccordement des
abonnés ruraux d'Afrique est cinq à dix fois plus élevé que celui des
citadins.
Depuis longtemps, dans les pays en développement, les propriétaires de
téléviseurs, de radios et de téléphones partagent avec les voisins.
Aujourd'hui, les télécentres, certains équipés seulement d'un téléphone
et d'un fax, d'autres avec ordinateurs, imprimantes et connexion
Internet, poussent
comme des champignons.
Adresses de quelques télécentres africains
Afrique du Sud
Universal Service Agency :
http://www.usa.org.za/projects/field.htm
Mamelodi :
http://mweb.co.za/mamelodi/main1.html
Mozambique
Namaacha and Manhiça: http://www.telecentros.org.mz
Ouganda
http://www.acacia.or.ug
Nabweru
courriel : nabweru (at) afsat.com, user (at) nabweru.or.ug
Nakaseke
site WEB : http://www.nakaseke.or.ug/
courriel : ugunesco (at) swiftuganda.com, nakaseke (at) infocom.co.ug
Mali
Tombouctou :
http://www.tombouctou.org.ml
Sénégal
http://www.telecomplus.sn/services/publiphonie.htm
Tunisie
http://www.tunisie.com/internet/index.html
La situation en Amérique latine
L'accès à internet s'accroît rapidement en Amérique latine, grâce à la
baisse des prix, à la prolifération des cybercafés et aux services en
ligne des grandes entreprises ou des institutions étatiques. Mais de
fortes inégalités subsistent entre les pays, de même qu'entre villes et
campagnes. Et on ne se bouscule pas pour appliquer les nouvelles
technologies de l'information et de la communication (TIC) à des
objectifs de développement.
Toujours plus d'habitants du continent utilisent le courrier
électronique ou se plongent dans les forums de discussion. Seuls 16% des
ménages disposent d'un ordinateur, contre 70% aux Etats-Unis.
L'influence du grand voisin du Nord est telle que les autres pays
passent par lui au lieu de communiquer directement entre eux : un
message envoyé par un Bolivien à un Péruvien passera d'abord aux
Etats-Unis, où les grands fournisseurs d'accès ont leur site, avant de
redescendre au Sud. La globalisation économique accélère l'accès aux
TIC, avant tout dans le secteur financier, industriel et commercial.
Mais les services de télésanté, les expériences de travail en réseaux
virtuels, les TIC pour la démocratie locale et la participation, tout
cela ne suit pas au même rythme. Car l'appropriation sociale nécessite
davantage qu'une infrastructure technique : formation, capacit
organisationnelle, volontarisme politique, information sur ce qui se
passe ailleurs... Pourtant des expériences intéressantes et réussies
commencent à germer ici et là.
Dans le domaine de l'éducation, l'Université virtuelle de Monterrey, au
Mexique, se distingue. Elle offre des programmes de licence ou
postgrades, une chaîne de contacts commerciaux, des programmes pour
enseignants et fonctionnaires, le tout via satellite et rétroalimenté
par internet. Elle atteint ainsi dix pays latino-américains.
Equateur et Colombie : deux projets pilotes.
Sur le plan des usages sociaux, la palme revient à Ecuanex (Equateur -
http://www.ecuanex.net.ec/ ) et Colnodo (Colombie -
http://www.colnodo.apc.org/). Ces deux initiatives émanent de
l'Association pour le progrès des communications, un réseau mondial qui
s'occupe de promouvoir les utilisations créatives d'internet parmi les
ONG et les activistes civils. Il s'agit de deux projets pilotes pour
promouvoir la participation sociale dans les processus de développement
à travers les TIC.
Le projet équatorien est un réseau pour les communautés indigènes de
l'Amazonie équatorienne. Il est appuyé par un fournisseur de services
internet, Ecuanex, avec la participation d'une ONG locale. Un télécentre
a été installé à Nueva Loja, pour former des représentants de
différentes ethnies et développer un système de communication
électronique entre les communautés. Il permettra ainsi de constituer un
réseau communautaire pour le développement durable.
Droits de l'homme, écologie, lutte pour la paix.
Le projet colombien s'appuye sur Colnodo, un fournisseur de service
spécialisé pour les ONG (700 adresses e-mail et plus de 30 sites
internet) : " Nous gérons des sites sur les droits de l'homme,
l'environnement. Nous les construisons et mettons en ligne leurs
publications. Ce genre de service, probablement que les autres
fournisseurs refuseraient de s'en charger. Il y a des préjugés.¨
Ce fournisseur d'accès offre des solutions à bas prix pour mettre en
ligne les centres de documentation ou les bases de données des ONG et
institutions. Et aussi des forums de discussion publique, les titres de
l'actualité, et des listes de distribution thématiques (listserv) :
femmes, habitat, droits humains, initiatives de paix, indigènes et
biodiversité, etc.
Pour faciliter l'accès des groupes marginalisés aux TIC, Colnodo
développe quatre cabines publiques, équipées pratiquement comme des
télécentres. Trois sont situées dans des quartiers défavorisés de la
capitale (dans des écoles et une bibliothèque publiques). Deux femmes
ont été formées pour animer chacun d'entre eux. Elles se préparent à
rayonner dans le voisinage pour mettre le télécentre au service des
habitants : messagerie électronique, agenda culturel, adresses utiles...
Colnodo a aussi branché des projets politiques sur les TIC. Par exemple
la campagne de vote pour la paix en 1997, appelée " Mandat citoyen pour
la paix, la vie et la liberté ", où 10 millions de personnes ont voté
pour protéger les jeunes de moins de 18 ans de tout lien avec le conflit
armé. On a même réussi, en mettant les ambassades dans le coup, à réunir
1500 votes de Colombiens résidant à l'étranger.
Et dans un contexte de guerre comme nous la vivons aujourd'hui, nous
povons aussi réfléchir ensemble à l'importance des TICS dans l'accès à
une information alternatives et la possiblité de se connecter sur la
réalité de groupes marginalisés tout en pouvant utiliser l'outil
Internet dans des campagnes de dénonciation, de mobilisation et de
diffusion d'information non propagandiste.
Conclusions
Les Droits de l'Internet sont l'un des trois axes prioritaires d'action
de l'Association pour le Progrès des Communications, durant la période
2000 - 2002. La présente charte a été rédigée par les membres et les
partenaires de APC durant l'Atelier Européen sur les Droits de
l'Internet (Prague, 18 - 21 février 2001), fondée sur et prolongeant la
"Charte des Peuples pour la Communication" (http://www.pccwaag.org/pcc )
et la déclaration du "Mouvement Mondial pour la voix des Peuples dans
les Médias et la Communication au 21ème siècle"
(http://www.comunica.org/v21/statement.htm ).
Les droits à défendre
Droit à l'accès : Le droit à la communication fait partie des droits
humains fondamentaux. Il en va de même de l'accès et de l'utilisation
d'Internet et des infrastructures de communication électronique, pour
que chacun puisse se faire entendre. Les TIC doivent être accessibles à
tous. Les objectifs en termes d'accès varient selon les pays, les
régions et les plateformes techniques, mais doivent suivre l'évolution
des besoins et l'apparition de nouvelles technologies de communication.
Refus de l'exclusion : Le déploiement de l'infrastructure de
l'information et les interfaces utilisateurs doivent garantir l'accès
aux groupes marginalisés, tels que : les travailleurs migrants, les
personnes vivant avec un handicap, faiblement alphabétisées, les
minorités, les personnes du monde rural ou des zones périurbaines
dépourvues d'accès aux infrastructures de base.
Equité de genre : Les objectifs et les programmes en termes d'accès
devraient se baser en particulier sur la nécessité de respecter et de
promouvoir l'équité de genre.
Accessibilité financière : Le déploiement de l'infrastructure Internet
et la fixation des prix et tarifs doivent réduire l'incidence des
facteurs économiques sur l'utilisation. La libéralisation des secteurs
de la radiodiffusion et des télécommunications peuvent contribuer à
réduire les coûts et limiter le contrôle gouvernemental sur les
communications et les médias, mais ne saurait libérer le secteur public
de sa responsabilité à assurer que tous les citoyens puissent
financièrement avoir accès aux moyens de communication, par Internet et
les médias électroniques contrôlés par les communautés.
Impact en termes de développement : L'infrastructure d'Internet devrait
être déployée en vue d'instaurer des sociétés plus égalitaires, et
contribuer à l'éducation, la santé, les activités économiques locales,
la bonne gouvernance et la réduction de la pauvreté.
Intégration aux droits des médias : Les dispositions légales et
réglementaires qui régissent Internet devraient être intégrées aux
dispositions qui s'appliquent aux autres médias, afin d'en garantir la
compatibilité et d'assurer aux citoyens et aux organisations l'accès à
toutes les formes de technologies de l'information et de la
communication (par exemple au travers des médias communautaires).
Accessibilité de l'information publique : Les gouvernements locaux,
nationaux et mondiaux, doivent assurer que l'information publique soit
diffusée par Internet de manière accessible aux usagers de technologies
simples, et aux personnes sans accès à haut débit.
J'aimerai en profiter pour vous inviter à émettre vos idées et
suggestions sur l'importance d'accès aux groupes plus marginalisés au
TICS.
Qu'en pensez vous? Comment le favoriser?
En attendant vos messages,
Alexandra
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