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De: "Gilles Gagno"
Sujet: Passons d’une culture de crédit à une culture de l’épargne
Envoyé: Jun 2nd, 2009 - 21:23:04

  Passons d’une culture de crédit à une culture de l’épargne



Tu bouge, ou tu nous laisses s’enfoncer encore plus, inscrit-Toi JMC ? JMC
peut créer des milliers (on) d’économies collectives pour vous. Une sécurité
financière expansive, automatiquement. Marchands, vos clients feront votre
pub cenne par cenne ? Ce n’est pas vous marchands qui payées les économies
et vos pubs, se sont vos clients, servez vous-en. Vous êtes seulement les
démarreurs et en profitez. Vos pubs ou vos dons d’une cenne à 10$ vous
reviennent à 100%, parce que les frais administratif de JMC sont pris après
gestion. JMC vous invitent gratuitement www.j-m-c.ca
J’attends votre réponse car. Nos économies collectives JMC ont tous l’argent
nécessaire pour se donner 200% de services sans coupure.



Bonjour,



Personne ne devrait à être condamné à la pauvreté à la vie. Prenez-en
connaissance, vous aimerez cette idée, JMC se sert de l’argent des
arnaqueurs (Banque du Canada versus banques à chartes) pour développer à
coût nul. Devenez autonomiste et Installez un CA d’économies collectives ou
agissez seul: Avez-vous déjà lue la traduction du livre sur l’arnaque
d’appauvrissement public par les banques a chartes versus la banque du
Canada, sujet à la création du nouvel argent Canadien de dette sans jamais
n’en créé du réel, c’est incroyable, vous n’en reviendrez pas ? Elle est
incluse, et cliquer sur le lien pour écouter la vidéo des débuts de l’argent
a aujourd'hui ! Les banques prêtent 70 fois plus d'argent qu'elles n'en ont
! Aucun cercle économique, le PM et les ministres acceptent cela par manque
de connaissance ou devenus arnaqueurs.

Gilles Gagnon à la Mairie de Val Dor

Personne ne devrait à être condamné à la pauvreté à la vie.

Avançons collectivement et passons à l’ère informatique. Nos marchands
tiennent l’économie locale dans leurs mains, il est important des jumelés
avec des incitatifs et diminués leur imposition. Invitons-les à économiser
entre eux et avec leurs clients.

Réalisons une économie perpétuellement en croissance, L’argent Canadian
Tire, Ithaca US, l’Angleterre, Toronto, et Vancouver le fond seul, et sa
fonctionnent. Imaginé étant tous en jumelés? Comparé à eux et beaucoup moins
dispendieux, JMC se sert de l’argent des arnaqueurs Banque du Canada versus
les banques à chartes, afin de se développer à coût nul.

Le système monétaire est non fonctionnel, il nous appauvrit collectivement
et nous endette à tous les jours. Il saute tous les 6-7 ans depuis 150 ans.
Réal Caouette c’est morfondus a nous le dire.

Unissons-nous, changeons l’argent virtuel créé à partir de dettes, en argent
PIB réel au seul endroit ou il doit se créé, à partir de la consommation,
ce qui éliminera la pauvreté.
Arrêtons de payer continuellement des intérêts sur de l’intérêt et des taxes
sur la taxe pour nous donner des services publics et personnels, arrêtons de
toujours privatisés et endurer nos trous dans nos rues et nos ponds qui nous
tombes sur la tête.

Supportez Gilles Gagnon à la mairie de Val D’or. Il a développé un programme
d’économies collectives informatisé. (Droits d’auteurs 480166)

Réglons ensemble cette arnaque monétaire une fois pour toute, en s’unissant
collectivement.

JMC sera gérée par un organisme et tournera vos taxes en économies publiques
et personnelles.
Supportez cette campagne en vous inscrivant gratuitement au site
www.j-m-c.ca ou en payant. Des 2 façons vous pouvez
achetez des bons remboursables au site JMC. Offrez ces bons aux membres de
votre famille, à des organismes à but non lucratif et ou, aux clients
amis(e) de nos marchands locaux, ceci les inciteras à faire comme vous. La
gentillesse de vos incitatifs reconstruira la classe moyenne. Exigé:
Jumelage-marchand-client (at) tlb.sympatico.ca 819-825-9401, 1-888-414-6093,
764-0265. Arrêter d’attendre après la banque du Canada et le PM.

En économie public… Les marchands ne sont pas le problème, ils sont la
solution.

Les banques prêtent 70 fois plus d'argent qu'elles n'en ont !
Voilà la cause réelle de la grande
misère dans le monde !
JMC est le seul programme à être affilié afin de payer les dettes
gouvernementales à 100% et régulariser cette arnaque monétaire en
économisant collectivement, il est non comparable. Il faut créer,
équilibrer, économiser et répartir équitablement du nouvel argent entre les
marchands et leurs clients, et ceci à partir d’économies a la consommation
au lieu de dette comme eux ce qui créé de la pauvreté chronique pour tous!
Économisé a partir de la consommation, c’est exactement ce que Jumelage
Marchand Client Ltée propose afin de doubler les chiffres d’affaires
marchands et les emplois. Les économies s’accumulent d’une cenne à 10$
maximum afin de garder l’équilibre monétaire, les marchands vous offre des
bons dépendant du montant de vos achats. Chacun des 10$ économisé s’accumule
a votre nom et vous crée une nouvelle inscription au logiciel JMC. Des 10$
économisés s’accumulent a votre nom jusqu'à 210$ d’argent réel avant de vous
retourné des 15$, 30$, 60$ en argent de la banque du Canada au lieu de
billets Canadian Tire ou Ithaca ou de cadeaux illusoires. Que vous soyez
Marchand ou Client, ils vous seras facile de vous bâtir un bon portefeuille
de vrais argents à partir de votre consommation et d’économiser par année,
21,000$ et plus, commencé en argent nominale et converti en argent réel ce
qui valorisera, leur ‘’Napkin Money’’ automatiquement. Envoyez-nous votre
E-mail et demander une copie numérique du livre sur l’arnaque monétaire
écrit par des journalistes d’enquêtes que l’on évite d’enseigner et
visionnez la vidéo à savoir les débuts a aujourd’hui de l’argent papier,
leur «Napkin Money»:

http://changeonslequebec.com/_1THEATRECLQ.php?Vid=

Visionnez cette vidéo à savoir comment se créé l’argent de dette et vous
réaliserez l’importance d’économiser avec JMC pour votre population.

http://changeonslequebec.com/_1THEATRECLQ.php?Vid=



Ne soyez pas leur complice : Installez un CA d’économies collectives :
Impliquez-vous en forment un exécutif de démarrage afin de rendre votre
région autonome.

Les banques prêtent 70 fois plus d'argent qu'elles n'en ont !

Voilà la cause réelle de la grande misère dans le monde! Écrit par des
journalistes d’enquêtes...

JMC est le seul programme à vous affilier afin de payer les dettes
gouvernementales à 100% et régulariser cette arnaque en économisant
collectivement, il est non comparable : La logique par elle-même… Il faut
créer, équilibrer et répartir équitablement du nouvel argent entre les
marchands et leurs clients et ceci, à partir d’économies au lieu de dettes!
C’est exactement ce que Jumelage Marchand Client Ltée propose afin de
doubler les chiffres d’affaires des marchands. Lire à la fin de ce document
les services que JMC offre aux marchands. Inscrivez-vous gratuitement comme
client ou comme marchand au site www.j-m-c.ca et
afin d’augmenter vos services, aidez-vous en payant votre inscription. C’est
une opportunité incontournable pour les municipalités intéressées d’avoir
une économie toujours en croissance. Profitez de ce programme de soutient
économique local Population-Marchand Client, un programme qui peut injecter
50 milles et beaucoup plus par semaine dans votre économie. A votre demande
! Arrangement pour des conférences.


Des vérités cachées



Haut du formulaire

L’enjeu : éveiller la population

Tout Canadien soucieux de sa liberté doit certes s’interroger sur la
réglementation et le contrôle excessif exercé par le gouvernement à l’égard
de ses activités personnelles et financières. Malgré ce qu’en pensent la
majorité des gens, il est possible d’acquérir une véritable sécurité
financière et de recouvrer son autonomie, en dépit des nombreuses taxes
prélevées et de l’ingérence exercée par le gouvernement. Il existe peu de
solutions ou de stratégies connues pour surmonter ce problème réel et
alarmant. Il y a lieu cependant d’avoir l’esprit ouvert, la volonté
d’apprendre et le courage d’agir. Il y va de la liberté personnelle de
chacun – un droit inné, propre à tout être humain.

La vérité au sujet de l’argent

Soulignons et comprenons d’abord l’importance de certaines réalités
fondamentales de notre système bancaire et monétaire. Tout l’argent que les
banques émettent et font circuler est produit sous forme de prêt. Cet argent
comporte donc un coût : de l’intérêt. Lorsque les gouvernements permettent
aux banques d’émettre la masse monétaire d’un pays, ils doivent percevoir
des taxes afin que les banques puissent récolter de l’intérêt sur l’argent
qu’elles ont créé. Cela appauvrit automatiquement les citoyens, puisque les
banques ne créent jamais d’argent pour payer l’intérêt imposé par
l’utilisation de leur argent, mais seulement le principal. En conséquence,
pour acquitter l’intérêt, on puise inévitablement dans l’actif du pays et
des citoyens, par des mécanismes tels que la création de dettes, les
faillites et les forclusions. On prélève, de surcroît, des taxes à la source
pour accélérer le processus. Une société qui admet et qui accepte que l’on
utilise l’argent des banques plutôt que sa propre devise créée librement par
elle expose inéluctablement ses citoyens au cycle économique des dépressions
et au désarroi de la population.

Comment nous avons perdu le contrôle de notre avenir en Amérique du Nord

Avant d’aborder la situation canadienne, examinons le cas des États-Unis. Il
y a certaines leçons à tirer de l’histoire américaine, qui s’apparente à
celle du Canada. En 1776, les 13 colonies qui devaient éventuellement former
les États-Unis d’Amérique ont combattu les Britanniques afin de protéger
leur autonomie et, notamment, de s’affranchir du contrôle étranger de leur
masse monétaire. Jusque-là, les 13 colonies utilisaient librement des
billets financiers (leur forme d’argent local) en quantité suffisante pour
permettre facilement l’échange de biens et de services.

Or, leur confiscation par le Parlement britannique en quelques années
seulement a plongé les colonies – alors prospères et jouissant du plein
emploi – dans la pauvreté, le désarroi et le chômage généralisé. Aucun autre
motif n’a autant incité les colonies américaines à se rebeller. La livre
anglaise a été créée non pas par le Parlement anglais, mais par une société
privée à but lucratif : la Banque d’Angleterre. De plus, la livre anglaise
n’a pas été émise par les banques sous forme de masse monétaire libre. Elle
recelait l’imposition d’intérêts auprès des colonies américaines. Il
s’agissait là d’une imposition à laquelle les colonies américaines n’avaient
certes pas acquiescée, et donc d’une transgression fondamentale du Common
Law.

Devant l’écroulement de leur avenir prometteur suscité par la tyrannie
monétaire et sociale du Parlement britannique, les colonisateurs se sont
rebellés. Ils ne s’étaient pas installés en Amérique pour se livrer à
l’esclavage des mêmes politiques qui avaient longuement opprimé leurs
concitoyens britanniques. Ils étaient venus pour y trouver leur liberté.

Victorieux d’une guerre livrée pour l’indépendance, les colonies ont
instauré un gouvernement républicain. Habilitée par sa constitution, la
nouvelle république américaine a décrété et imprimé sa propre devise, tout
en imposant des taxes minimales à ses citoyens. Elle a promulgué des lois
fondées sur le Common Law, exprimé dans la Grande Charte (Magna Carta) de
1215, qui enchâsse les droits de la personne.

Toutefois, on a éventuellement assisté à une dissolution du pouvoir
monétaire, qui n’était aucunement liée à la défaite des Britanniques. Au
cours du 19e siècle, l’Empire britannique a manipulé sans merci les
politiques de l’Amérique en prétendant que les banques se souciaient d’abord
de l’intérêt du peuple et qu’elles seules pouvaient équilibrer l’économie en
émettant et en contrôlant la monnaie nationale. Enfin, en décembre 1913, 137
ans après que l’Amérique eut conquis le contrôle de l’argent, la tyrannie
monétaire – cause de la guerre – a resurgi par le truchement de la création
secrète et privée de la «Réserve américaine» – la Fed comme on la connaît de
nos jours.

En conséquence, l’Amérique a perdu sa souveraineté lorsque le système
bancaire étranger (international) a repris le contrôle de l’argent. Le
système fiscal actuel, issu d’un régime d’endettement monétaire, démunit
incroyablement les citoyens contemporains des États-Unis par rapport à leurs
compatriotes de l’avant-révolution américaine.

Il faut maintenant établir une distinction entre le 18e et le 20e siècle :
le pouvoir monétaire actuel que les banques internationales exercent
directement (ainsi qu’indirectement) contrôle virtuellement toutes les
sources d’information et d’enseignement de notre société : universités,
collèges, écoles, journaux, églises, cabinets d’avocats et
d’experts-comptables, et autres institutions professionnelles. Cela englobe
tous les détenteurs de licences, d’accréditations, d’affiliations, de
brevets professionnels et autres qui misent sur leurs «titres de compétence»
pour gagner leur vie. L’élite secrète qui contrôle notre système monétaire
cache cette réalité aux personnes dites «instruites» de notre société et l’a
depuis longtemps littéralement soustraite de notre système et du public.
Faisant allusion au système bancaire des États-Unis, Henry Ford a lui-même
déclaré en 1920 que si les citoyens américains savaient vraiment ce qui se
passait, ils se révolteraient sur-le-champ! Or rien n’est d’autant plus vrai
aujourd’hui.

La situation canadienne

L’histoire canadienne s’apparente étroitement à celle des États-Unis. Les
instigateurs de la déchéance économique américaine ont opéré de la même
façon chez nous. Hormis une légère révolte à Toronto en 1837, le Canada n’a
cependant jamais livré de guerre politique pour défendre son autonomie comme
l’ont fait les États-Unis. Notre pays a toujours cédé à l’influence
britannique, dont l’emprise institutionnelle est toujours présente
aujourd’hui. Le Canada s’est soumis au joug de l’Angleterre (la livre
sterling) et a ensuite promulgué sa propre version d’une masse monétaire
endettée : le dollar canadien. La Loi sur les banques du Canada (de 1913),
promulguée quelques jours après la création secrète de la Réserve fédérale
américaine, concédait aux banques la responsabilité – jusque-là exclusive au
gouvernement fédéral – de produire la devise nationale, c’est-à-dire le
dollar canadien. Quatre ans plus tard, le gouvernement proclama la Loi sur
les mesures de guerre (une loi illégale et inconstitutionnelle), qui
l’autorisa à prélever un impôt sur le revenu des Canadiens. Le gouvernement
prétendit alors que cet impôt servirait à acquitter la dette engendrée par
la Première guerre mondiale; en réalité, la législation introduisait un
impôt échelonné sous le couvert des conséquences de la guerre. Cet impôt
visait à remplir une condition dictée par les banques : l’établissement
d’une taxe directe sur le revenu des Canadiens pour payer de l’intérêt sur
l’argent qu’elles avaient elles-mêmes créé. À peine quatre ans plus tard,
les paiements d’intérêts sur la masse monétaire créée par les banques
étaient déjà trop élevés pour le gouvernement canadien.

Il est à noter que cet impôt direct, tout comme la cession du contrôle de
notre devise, contrevenait, et contrevient toujours, à l’article 91 de notre
Constitution – l’autorité juridique suprême du gouvernement du Canada. Nos
lois statutaires étaient, et sont toujours, fondées sur l’Acte de l’Amérique
du Nord britannique. Or, cet état de fait n’a pas changé en 1982,
contrairement à certaines prétentions populaires. Par ailleurs, au cours du
20e siècle, le gouvernement a graduellement accru le taux d’imposition
fiscale en cherchant à acquitter une dette nationale omni croissante et
prévisible – laquelle avoisine aujourd’hui les 600 milliards de dollars!
Cette dette ne pourra jamais être remboursée tant que les banques
contrôleront notre masse monétaire. On nous impose plus de 165 taxes sous
forme de prélèvements divers – taxes sur les ventes, taxes sur les produits
et services, douanes, permis, tarifs, droits, impôts, retenues à la source
(même avec les loteries et les gains de casinos) – à tel point que cela
ronge plus de 72 % de nos revenus. Rappelons-nous ceci : tant que
l’approvisionnement monétaire d’un pays proviendra des banques, il y aura
toujours pénurie d’argent, car les banques ne créent pas d’argent pour payer
l’intérêt sur la dette. Elles ne créent l’argent que sous forme de
principal. En fait, seule une infime partie de la population ne pourra
jamais surmonter le problème des taxes et des prélèvements fiscaux inhérents
à notre système et atteindre l’autonomie financière. En conséquence, plus le
système enlise notre société, plus les contribuables canadiens souffriront,
et plus il faudra sensibiliser les citoyens à une planification financière
qui ne repose pas sur une politique monétaire immorale et mondialement
contrôlée.

Le système d’éducation canadien masque la vérité au sujet du fonctionnement
des banques, du contrôle de notre masse monétaire, des pouvoirs du
gouvernement, du Common Law patrimonial et de nos droits constitutionnels.
Il nous appartient, à nous seuls, de découvrir la vérité et de l’appliquer à
bon escient.



Bas du formulaire

Tous devraient maintenant savoir que lorsque les banques prêtent de
l'argent, elles ne se départissent de rien, elles créent tout simplement
l'argent qu'elles prêtent, sans que cela ne leur en coûte un seul sou. Elles
n'ont pas besoin d'imprimer de papier-monnaie, elles ne font qu'inscrire des
chiffres dans des comptes de banque, qui circulent sous forme de chèque, et
ces chiffres sont tout aussi bons que le papier-monnaie. Car il existe deux
sortes d'argent: le numéraire (billets de banque et pièces de monnaie), et
l'argent scriptural (les chiffres inscrits dans les comptes de banque). Cet
argent "scriptural", créé par les banques, forme plus de 95% de tout
l'argent du pays; l'autre sorte, le papier-monnaie et les sous, constitue
moins de 5%.


L'orfèvre devenu banquier

Cette façon de faire des banques remonte au Moyen-âge, alors que l'or était
la seule forme de monnaie existante. Ceux qui possédaient de l'or, de peur
de se le faire voler, déposaient cet or dans les coffres-forts des orfèvres.
Ces derniers leur remettaient un reçu certifiant que les individus en
question possédaient bel et bien tel montant d'or dans le coffre-fort de
l'orfèvre. Au lieu de payer en or pour obtenir des produits, ces individus
payaient avec ces reçus émis par l'orfèvre, et celui qui devenait le nouveau
propriétaire de ces reçus, devenait ainsi le propriétaire du montant d'or
inscrit sur le reçu, et était libre de se présenter en tout temps chez
l'orfèvre pour retirer cet or.

L'orfèvre remarqua que la plupart des gens préféraient s'échanger ces reçus,
au lieu de se présenter chez lui et réclamer leur or. Par exemple, pour une
personne qui venait réclamer son or, dix personnes ne venaient pas, et
préféraient s'échanger les reçus émis par l'orfèvre. L'orfèvre réalisa qu'il
pouvait émettre ainsi sans risque dix fois plus de reçus qu'il avait d'or en
réalité dans son coffre-fort. Tant qu'une proportion de dix personnes sur
onze ne se présentent pas chez l'orfèvre pour réclamer leur or, alors là
tout son système s'écroule et sa fraude est dévoilée, car il ne peut
rembourser tout le monde, puisqu'il a dix fois moins d'or qu'il prétendait
en avoir.

Les banques font exactement la même chose aujourd'hui. Elles ont remarqué
que pour une personne qui venait à la banque et désirait être payée en
argent liquide (papier-monnaie), environ dix personnes ne font que
transférer des chiffres d'un compte à un autre, sans qu'il n'y ait aucun
usage de papier-monnaie. C'est ce qui permet aux banques de "prêter" plus
d'argent qu'elles en ont en réalité. Par exemple, une banque qui a $1
million en dépôt en argent liquide, peut ainsi prêter dix fois plus d'argent
de comptabilité. La seule crainte du banquier, c'est qu'un nombre trop élevé
de déposants viennent en même temps retirer leur argent de la banque, car il
ne peut fournir qu'un déposant sur dix. Une des manières pour le banquier de
se protéger contre un tel risque, c'est d'encourager les épargnants à
laisser leur argent à la banque le plus longtemps possible (placements ou
obligations), en leur accordant un taux d'intérêt plus élevé.

Depuis des années, l'usage d'argent de comptabilité a augmenté, et le
banquier a pu ainsi créer un plus grand pourcentage d'argent de chiffres.
ANSI, pour le troisième trimestre de 1995, il existait 3,1 milliards de
dollars en billets de banque et pièces de monnaie, et le total des prêts
non-hypothécaires, pour période, était de 216 milliards $, soit 70 fois le
montant d'argent liquide existant dans le pays! Jusqu'à tout récemment, les
banquiers devaient, selon la loi des banques, détenir une réserve de 4% en
argent liquide. Mais en décembre 1991, le Parlement canadien a voté qu'à
partir du 1er janvier 1994, cette réserve serait de zéro pour cent!

En d'autres mots, il n'y a plus aucune limite prescrite par la loi. La seule
limite à la création d'argent par les banques, c'est le fait que des
individus désirent encore être payés avec du papier-monnaie. Alors, on
comprend que les banques vont faire tout leur possible pour éliminer tout
simplement l'usage de papier-monnaie, en encourageant l'utilisation des
cartes de débit, paiement direct, etc., pour en venir éventuellement à
l'élimination de l'argent liquide. Elles prêcheront l'existence d'une seule
forme d'argent, l'argent électronique. Les citoyens doivent tout faire pour
empêcher que cela arrive, car l'élimination du papier -monnaie serait la
plus grande fraude qui pourrait arriver dans le pays - elle donnerait aux
banques le contrôle absolu de l'économie et de tous les individus.

Tout sur l’histoire des banques




Edward Griffin

Dans le livre La créature de l’île Jekyll, l’auteur, Edward Griffin,
explique comment se servir du pouvoir et de l’argent pour contrôler les
groupes et les institutions, en achetant l’autorité et l’emprise des gens
qui les dominent. Ce procédé consiste à corrompre des politiciens, des
partis politiques, des réseaux de télévision, des réseaux câblés, des
journaux, des magazines, des agences de publicité, des agences de presse,
des studios cinématographiques, des universités, des syndicats de
travailleurs, des organismes religieux, des associations commerciales, des
institutions à but non lucratif, des sociétés multinationales, des
mouvements de scoutisme pour garçons et filles et ainsi de suite. En fait,
n’importe quel groupe qui exerce une influence constitue une cible parfaite
pour accroître ce contrôle. Les acquéreurs dont il est question dans cette
leçon, ont beaucoup d’argent pour se procurer ce contrôle.

AVERTISSEMENT !

Vous êtes sur le point d’entrer dans une zone de réalité… Un endroit où la
vérité est plus étrange que la fiction, où la connaissance est profonde, où
les mythes sont détruits et les déceptions étalées au grand jour. En ces
lieux, vous découvrirez les vraies leçons d’histoire. En ces lieux, de
vraies aventures de la vie vous dévoileront la nature cachée de l’homme. Si
vous poursuivez votre écoute, vous ne pourrez plus jamais retourner dans la
zone floue d’où vous venez.

Bienvenue dans la zone de réalité. Je m’appelle Ed Griffin et j’ai écrit un
livre intitulé La créature de l’île Jekyll, un second regard sur la Réserve
fédérale. À la fin du manuel, j’encourage mes lecteurs à se joindre à moi
pour détruire la Réserve fédérale, ce « monstre » du gouvernement américain.
Je leur donne également les outils dont ils peuvent se servir pour y
parvenir. À mon plus grand étonnement et plaisir, des milliers de lecteurs
m’ont écrit pour joindre les rangs de ma croisade. Très embarrassé de ne pas
posséder du matériel imprimé en quantité suffisante pour le leur expédier,
le 18 novembre 1994, j’ai décidé d’enregistrer ce message.

Transportons-nous au premier siècle, dans un minuscule royaume appelé
Fryggia, où un philosophe du nom d’Ethectate a déclaré qu’il existait quatre
types d’apparences : les choses paraissent telles qu’elles sont ; elles ne
paraissent pas telles qu’elles sont ; les choses sont ce qu’elles sont sans
le paraître ; elles ne sont pas ce qu’elles sont et paraissent l’être. Cet
homme aurait pu donner des cours bancaires et d’économie dans l’une de nos
universités. Cela ne ressemble-t-il pas aux explications que l’on obtient en
lisant les relevés de la Réserve fédérale ? Ethectate s’est servi d’un
concept relativement simple et pourtant, lorsqu’il eut terminé son
explication, personne ne comprenait toujours pas de quoi il parlait. Voilà
ce à quoi nous devons faire face avec les experts de nos jours. Il cherchait
seulement à dire que les apparences peuvent parfois être décevantes. Il nous
a tout de même donné un chemin à suivre, un thème.

S’il existe quelque chose de décevant dans le monde, c’est bien le système
de la Réserve fédérale. On peut le considérer comme le 4e type d’apparence
qu’Ethectate décrivait comme suit : il n’est pas ce qu’il est et paraît
l’être. Ma présentation portera sur ce thème.

La création du système de la Réserve fédérale
(la Fed)…

Le titre du livre, La créature de l’île Jekyll, un second regard sur la
Réserve fédérale, en dit très long sur le contenu ma présentation. L’île
Jekyll existe vraiment. Elle se situe au large de la côte de Géorgie. Le
système de la Réserve fédérale fut conçu sur cette île, en 1910, lors d’une
réunion ultra secrète. Lorsque l’on opère en secret, cela signifie
habituellement que l’on cache quelque chose. Tout ce dont je vous
entretiendrai fut mis par écrit. En 1910, un petit groupe de millionnaires
de New York, dont J. P. Morgan, William Rockefeller et leurs associés,
possédait l’île Jekyll en totalité. Leurs familles venaient y passer les
mois d’hiver. L’île servait de lieu de vacances et on l’appelait le Club de
l’île Jekyll. Depuis, l’état de la Géorgie a acheté l’île. On y retrouve un
pavillon où se trouve une pièce spéciale. Sur la plaque de laiton fixée à la
porte de cette salle, on peut lire : le système de la Réserve fédérale fut
créé dans cette pièce. On peut accéder à ces informations dans les
bibliothèques.

En novembre 1910, le sénateur Nelson Aldrich envoya son train privé à une
station de chemin de fer du New Jersey, tard le soir. Le train était prêt à
le recevoir ainsi que six autres hommes qui venaient à la condition ultime
de n’en souffler mot à personne. On leur avait demandé, par exemple, de se
présenter à un moment précis et de ne pas souper ensemble le soir de leur
départ. S’il advenait qu’ils arrivent au même moment, ils devaient prétendre
qu’ils ne se connaissaient pas. Étant donné qu’ils étaient des hommes bien
connus, on leur avait dit d’éviter les journalistes. L’un d’entre eux a même
traîné un fusil de chasse pour prétendre qu’il allait en voyage de chasse
aux canards si on lui demandait. Nous apprîmes plus tard à travers sa
biographie qu’il n’avait jamais possédée d’armes à feu de sa vie. Il l’avait
emprunté pour l’occasion. À bord du wagon, ils avaient reçu l'ordre de ne
s’adresser l’un à l’autre que par leur prénom. Deux d’entre eux ont même
utilisé des noms de code. La raison en était fort simple : le personnel de
service à bord du train ne devait pas savoir qui ils étaient.

Le train privé voyagea pendant deux nuits et une journée, c’est-à-dire un
voyage de mille milles, jusqu’à ce qu’il arrive à une voie d’évitement
située à Brunswick, Géorgie. À partir de là, ils prirent un traversier
jusqu’à l’île Jekyll. Pendant neuf jours, ils sont restés assis autour de la
table du pavillon et ont éclairci tous les détails importants de ce qui
allait devenir le système de la Réserve fédérale. Lorsqu’ils eurent terminé,
ils retournèrent à New York et nièrent la tenue d’une telle réunion pendant
un certain nombre d’années. Ce n’est que lorsque le système de la Réserve
fédérale fut fermement établi qu’ils commencèrent à parler ouvertement de ce
qu’ils avaient fait. Plusieurs d’entre eux rédigèrent des livres et des
articles de revues sur le sujet. Il nous est maintenant possible d’en
apprendre davantage sur ce qui s’est passé.

Qui étaient ces hommes ? Le sénateur Nelson Aldrich, chef de file
républicain du Sénat (membre de la Commission monétaire nationale – ce
comité spécial du Congrès, créé dans le but d’émettre des recommandations
relatives à la réforme législative des opérations bancaires d’Amérique).
Même à cette époque, les Américains s’inquiétaient de laisser tout le
pouvoir financier entre les mains d’un petit groupe de banques et de
sociétés de placement new-yorkaises. Ils l’appelaient la Fiducie monétaire
(le Money Trust). Les citoyens voulaient mettre un terme à l’empire de cette
dernière. Plusieurs politiciens ont été élus grâce à leur promesse d’aider à
réaliser ce projet. D’ailleurs, l’un des objectifs de la Commission
monétaire du sénateur Aldrich visait exactement à accomplir cela. Toutefois,
le sénateur entretenait une relation commerciale avec l’homme d’affaires J.
P. Morgan. Ce dernier était le beau-père de John D. Rockefeller fils et
devint par conséquent, le grand-père de Nelson Rockefeller, un ancien
vice-président des États-Unis.

Le deuxième homme présent à la réunion se nommait Abraham Piat Andrews, le
secrétaire-assistant du Trésor américain. Plus tard, il devint un membre du
Congrès et fut, tout au long de sa carrière, un homme très influent au
niveau des milieux bancaires. Le troisième homme s’appelait Frank Vanderlip,
le président de la National Bank de New York, la plus grande et la plus
puissante banque d’Amérique. Il représentait les intérêts financiers de
William Rockefeller et de la société d’investissement internationale Kuhn,
Loeb and Company. Henry Davison, l’associé principal de la J. P. Morgan
Company, était présent. Charles Norton, le président de la First National
Bank de New York, participait à cette réunion. Benjamin Strong, le directeur
général de la J. P. Morgan’s Bankers Trust Company, y assistait également.
Il en devint d’ailleurs le P.D.G., trois ans plus tard, suite à l’adoption
de la Loi sur la Réserve fédérale. Enfin, Paul Warburg prenait lui aussi
part à la réunion. Il était probablement l’homme le plus important en ces
lieux grâce à ses connaissances bancaires européennes. Allemand de souche,
il se fit éventuellement naturaliser citoyen américain. En plus d’être un
partenaire de la Coon, Loeb and Company, il représentait également la
dynastie bancaire Rothschild en Angleterre et en France. De plus, il
entretenait des liens étroits avec son frère Max, le directeur en chef du
consortium bancaire Warburg en Allemagne et aux Pays-Bas. Paul Warburg était
l’un des hommes les plus riches du monde. Ces sept hommes qui se trouvaient
sur l’île Jekyll, représentaient à eux seuls en ce temps, directement et
indirectement, approximativement un quart de la richesse planétaire globale.

Voici comment tout cela s’est vraiment déroulé. Frank Vanderlip affirma dans
un article du Saturday Evening Post du 9 février 1935 : « Je ne crois pas
exagérer en considérant notre expédition secrète sur l’île Jekyll comme une
occasion en or de créer ce qui devint éventuellement le système de la
Réserve fédérale, et ce, même si le mot d’ordre voulait que l’on garde ce
fait le plus secret possible. Une fois installés à l’intérieur du train,
nous avons commencé à respecter l’interdiction d’utiliser nos noms de
famille respectifs. Nous nous adressions l’un envers l’autre en tant que
Ben, Paul, Nelson et Abe. Davison et moi avions même poussé la mascarade
jusqu’à abandonner nos prénoms. Davison prit le nom de Wilbur et j’empruntai
le nom d’Orville, en l’honneur des deux frères Wright, les pionniers de
l’aviation. Il se peut que les serviteurs et les employés du train aient
reconnu un ou deux d’entre nous, mais ils ne nous connaissaient pas tous.
Nos noms réunis auraient pu à eux seuls donner une toute autre portée à
notre expédition, tant à Washington, qu’à la Bourse de New York ou même à
Londres. Il ne fallait tout simplement pas que l’on nous découvre. »
Pourquoi, demande Ed Griffin ?

Vanderlip donne une réponse à cette question dans le même article : «
Éventer le secret du rassemblement de notre groupe en particulier et de nos
travaux équivalaient à anéantir toutes chances que le Congrès vote la Loi
sur le comportement des banques. » Pourquoi ? Parce que le but de cette loi
consistait à mettre un terme à l’empire de la Fiducie monétaire et croyez-le
ou non, cette loi avait été écrite par les membres mêmes de la Fiducie
monétaire. C’est aussi simple que cela. Si le public avait eu connaissance
de cette réunion, le système de la Réserve fédérale n’aurait jamais vu le
jour. Comme si l’on demandait à un renard de construire un poulailler et d’y
installer un système d’alarme ! Cette réunion devait avoir lieu dans le plus
grand secret. Ni le grand public, ni le Congrès ne l’aurait acceptée. En
d’autres termes, on créa la Réserve fédérale secrètement parce qu’elle
aurait suscité trop de déception. De plus, d’autres raisons s’ajoutent à
cela. Analysons la composition du groupe.

Ici, nous avons les Morgan, les Rockefeller, les Warburg et ainsi de suite,
tous assis à discuter autour d’une table. Il se peut que vous vous demandiez
ce qu’il y a de mal à cela. Eh bien ! Ce qui ne va pas, c’est que tous ces
gens étaient des compétiteurs, des géants de la finance mondiale qui se
battaient non seulement à New York, mais également à Londres ou à Paris,
entre autre. Les livres d’histoire décrivent cette époque américaine comme
l’aube de la période du cartel. Une transition idéologique majeure s'opérait
en affaires. Les grandes entreprises avaient pris de l’extension au niveau
de leur pouvoir d’action et de leur prospérité grâce à la concurrence
permise par la libre entreprise. Cet état de fait conféra une supériorité
aux États-Unis et lui permit de surpasser l’ordre mondial suranné. À partir
de cet instant, les grandes entreprises transformèrent leur idéologie en
monopole et évitèrent ainsi la concurrence. Pour reprendre les paroles de
John D. Rockefeller père : « La concurrence est un péché. » Les dirigeants
de ces entreprises consacrèrent leur vie à l’élimination de la concurrence,
quel qu’en soit le prix. S’ils n’y parvenaient pas, ils l’achetaient ou,
dans la mesure du possible, s’y associaient en un monopole partagé. C’est ce
qu’on appelle un cartel.

Cette transition se produisit à cette période de l’histoire. Pendant les
quinze années qui ont précédé le rassemblement sur l’île Jekyll, les groupes
financiers de toutes les industries s’étaient progressivement associés en
joint-ventures au lieu de concurrencer l’un contre l’autre. Ils s’étaient
rendu comptent que cela fonctionnait et l’ont apprécié.

Nous étudierons maintenant la deuxième ahurissante réalisation au sujet de
la Réserve fédérale. Nous verrons d’ailleurs qu’il ne s’agit aucunement
d’une organisation gouvernementale. Il s’agit d’un cartel ! Ils ont créé un
cartel bancaire et l’ont rendu légal, conformément à la loi. Personne
n’apprendra cela à l’école. Un troisième élément s’ajoute à cette histoire :
ce cartel s’est associé au gouvernement.

Lorsque l’on forme un partenariat, toutes les parties doivent profiter de
certains avantages. Qu’est-ce que le gouvernement gagne avec tout cela ?
Examinons ensemble par quel mécanisme le gouvernement fédéral crée l’argent.
Comment est-ce que l’argent voit le jour ? Nous devrions le demander au
magicien Mandragore. Il pourrait créer quelque chose à partir de rien, puis
le faire disparaître par la suite. N’essayez pas de comprendre. Voici
comment cela se passe et je vous le présenterai le plus simplement possible.

De l’argent créé comme par magie…

Le Congrès à besoin d’argent et en quantité beaucoup plus importante que ce
qu’il perçoit en impôts. Les impôts représentent une fraction de ce que le
Congrès requiert pour fonctionner. Comment peut-il dépenser plus que ce
qu’il touche en impôt ? Étudions son mode de fonctionnement… Supposons que
le Congrès a besoin d’un milliard de dollars pour payer les dépenses du
jour. Il s’adresse alors au Trésor et le trésorier-payeur général lui répond
: « Vous devez blaguer ! Nous n’avons aucun argent disponible. Vous l’avez
dépensé en entier durant les mois de février et mars. Tout ce que nous avons
perçu en impôt est parti en fumée. » Le Congrès affirme qu’il le sait. Ils
en arrivent à la conclusion qu’ils auraient dû puiser l’argent dans les
fonds publics. Puis, le Congrès passe par l’imprimerie non pas pour faire
imprimer de l’argent, mais plutôt des certificats. De beaux billets où
apparaissent, dans la partie supérieure, un aigle et la mention : Bon du
Trésor des États-Unis (billet ou promesse, suivant la date d’échéance). En
fait, ce sont des reconnaissances de dettes et le Congrès espère qu’elles
inciteront les gens à emprunter au gouvernement en retour. Plusieurs
personnes le font parce qu’elles ont entendu dire qu’il s’agit de l’un des
meilleurs investissements à faire. Gardez toujours ceci à l’esprit : le
gouvernement vous fait croire que vous investissez, mais en réalité, vous
lui prêtez de l’argent lorsque vous achetez ses valeurs. Il affirme qu’il
s’agit du meilleur investissement possible parce qu’il est avalisé par la
confiance et le crédit du gouvernement des États-Unis. Cela signifie que le
gouvernement s’engage solennellement à vous rendre votre argent avec des
intérêts, même s’il doit vous prendre tout ce que vous possédez en impôt
pour y arriver.

Puis, les représentants du Congrès et du Trésor se rendent ensemble jusqu’à
l’immeuble de la Réserve fédérale. La Fed les attendait. Elle rédige
immédiatement un chèque d’un milliard de dollars au Trésor des États-Unis.
Qui a payé ce milliard de dollars ? La réponse : il n’existe pas. Il n’y a
même pas de compte de chèques, seulement un livret. De l’argent instantané.
Vous et moi irions en prison en agissant ainsi. Cependant, ils peuvent le
faire parce que le Congrès le leur demande. Le gouvernement est impliqué
dans ce partenariat pour cette même raison. Le gouvernement peut ainsi
accéder instantanément au montant d’argent qu’il désire et au moment qu’il
le souhaite, sans avoir besoin de demander l’approbation des contribuables
sous forme d’impôt direct. Si le gouvernement s’adressait aux contribuables
en disant qu’il avait besoin de l’argent et que pour se faire, il devait
augmenter leurs impôts de 3 000 $, ces derniers ne voteraient plus pour lui
aux prochaines élections. Le gouvernement aime se servir du mécanisme de
Mandragore parce qu’il peut ainsi obtenir de l’argent immédiatement sans que
personne ne le sache. Le gouvernement fait partie de ce partenariat pour
cette raison. Toutefois, on peut se demander pourquoi le cartel bancaire y
participe également.

Le cartel bancaire est impliqué dans ce partenariat parce que le
trésorier-payeur général prendra le chèque d’un milliard de dollars et le
déposera dans le compte de chèques du gouvernement qui se trouve à la
Réserve fédérale. À ce moment, l’ordinateur indiquera que le compte du
gouvernement contient un milliard de dollars instantané. Cela signifie qu’à
partir de cet instant, le gouvernement peut émettre des chèques
gouvernementaux d’un montant égal. Prenez l’exemple d’un chèque de 100 $
libellé au nom d’un employé des postes. Cette personne ne croirait pas que
cet argent n’existait pas deux jours plus tôt. D’ailleurs, elle ne s’en
soucierait pas puisqu’elle peut le dépenser. L’argent se trouve maintenant
ailleurs qu’à la Fed ou qu’entre les mains des partenaires du gouvernement,
c’est-à-dire du côté bancaire commercial. Le banquier se dirige alors vers
la fenêtre des prêts et annonce : « Puis-je avoir votre attention s.v.p. ?
Nous avons de l’argent à prêter. » Maintenant, tout le monde est heureux et
pourtant, chacun d’entre eux ressent de l’inquiétude face au maigre montant
de 100 $. Alors, le banquier les rassure en disant de ne pas s’inquiéter
parce qu’il peut leur prêter 900 $. Comment est-ce possible ? Comment est-ce
que les banques peuvent prêter un montant de 900 $ alors que la somme
déposée n’était que de 100 $ ? Voici la réponse :

Le système de la Réserve fédérale exige aux banques de garder en réserve au
moins 10 % des dépôts effectués. Elles doivent conserver 10 $ par tranche de
100 $ et prêter la différence, soit 90 $. Puis, dès qu’un citoyen emprunte
ce 90 $ et le dépose dans son compte de chèques, le même cercle vicieux
recommence et ainsi de suite. D’où venait tout cet argent ?

La réponse est la même : l’argent n’existait pas. Il est apparu au moment
précis où quelqu’un fit l’emprunt. Rappelez-vous. L’argent créé à partir de
rien et remis au gouvernement, a été dépensé par ce dernier pour réaliser
ses projets. D’autre part, les banques n’ont pas dépensé l’argent créé à
partir de rien pour elles, elles nous l’ont plutôt prêté afin que nous
réalisions nos projets. Toutefois, elles perçoivent de l’intérêt sur ces
prêts qui, en fin de compte, n’existe pas. Tous les citoyens aimeraient
posséder un livret de chèques magiques comme celui là et percevoir de
l’intérêt sur les prêts ! C’est la raison pour laquelle le cartel bancaire
est partenaire dans cette affaire. Tout cela est légal. On charge de
l’intérêt sur rien. Cependant, le processus ne s’arrête pas là.

Quelles en sont les conséquences ? Cet argent créé à partir de rien se
retrouve dans le système économique et ces nouveaux dollars diminuent la
valeur de ceux qui y circulent déjà. On peut comparer ce phénomène au
principe de délaiement de la soupe. Lorsqu’une soupe est trop épaisse, on y
ajoute de l’eau pour la diluer. Les prix commencent alors à augmenter et
l’inflation s’abat sur l’économie. En fait, contre toute apparence, on a
l’impression que les prix augmentent. Et le mot apparence est juste. En
théorie, les prix n’augmentent pas. En réalité, la valeur des dollars
diminue. Si l’argent des Américains valait le prix de l’or, de l’argent ou
d’un tout autre effet de commerce tangible et qu’il n’était pas créé à
partir de rien, les prix resteraient fixes. Si nous avions vécu dans la Rome
antique, nous aurions pu acheter, avec une pièce d’or d’une once, les
vêtements de base (toge, sandales, et ainsi de suite). Que pouvons-nous
acheter aujourd’hui avec cette même pièce d’or ? Il nous est possible
d’entrer dans n’importe quelle mercerie pour homme et d’acheter un complet
de bonne qualité, des souliers, une ceinture faite à la main et ainsi de
suite. Le prix réel de ces articles s’est maintenu depuis des milliers
d’années, lorsque l’on en parle en termes d’argent réel. Les billets de la
Réserve fédérale nous permettent d’acheter de moins en moins d’articles
parce qu’il y en a de plus en plus en circulation.

Nous avons perdu notre pouvoir d’achat. Qui est-ce qui le détient maintenant
? Ceux-là même qui se trouvaient à l’autre extrémité du tuyau, c’est-à-dire
le gouvernement (un milliard de dollars), puis ceux qui travaillent pour lui
comme les entrepreneurs et les autres. Et qui dispose de l’argent qui
provient des banques ? D’abord, les banques puis les emprunteurs ? Non !
Parce que l’argent que vous avez emprunté aux banques, vous devez le leur
rembourser en plus des intérêts. La banque s’empare de vos gains. Depuis la
création de la Réserve fédérale, nous vivons dans un cycle économique en
dents de scie. Si vous ne pouvez effectuer vos paiements, les banques vous
prennent tout. C’est ce qui avait été prévu. Ceux qui profitent de votre
perte et qui achètent le pouvoir sont le gouvernement et les cartels
bancaires.

Pour résumer la situation, voici la vérité au sujet de l’argent : soulignons
et comprenons d’abord l’importance de certaines réalités fondamentales de
notre système bancaire et monétaire. Tout l’argent que les banques émettent
et font circuler est produit sous forme de prêt. Cet argent comporte donc un
coût, c’est-à-dire de l’intérêt. Lorsque les gouvernements permettent aux
banques d’émettre la masse monétaire d’un pays, ils doivent percevoir des
taxes afin que les banques puissent récolter de l’intérêt sur l’argent
qu’elles ont créé. Cela dévalorise automatiquement les citoyens puisque les
banques ne créent jamais d’argent pour payer l’intérêt imposé par
l’utilisation de leur argent, mais seulement le principal. En conséquence,
pour acquitter l’intérêt, on puise inévitablement dans l’actif du pays et
des citoyens par des mécanismes tels que la création de dettes, les
faillites et les forclusions. On prélève, de surcroît, des taxes à la source
pour accélérer le processus. Une société qui admet et qui accepte que l’on
utilise l’argent des banques plutôt que sa propre devise créée librement par
elle expose inéluctablement ses citoyens au cycle économique des dépressions
et au désarroi de la population.

Le processus dont il est question est en fait une taxe. Qu’on l’appelle
inflation ou autre, cela reste une taxe. Vous ne pouvez aucunement la
contrôler, on vous l'arrache sans exonération, sans déduction. C’est la taxe
la plus directe qui existe, bien plus que les impôts ou les taxes
indirectes. D’ailleurs, elle touche encore plus fortement ceux qui peuvent
le moins se permettre de la payer. Par conséquent, le système de la Réserve
fédérale est l’auteur de la taxe la plus injuste qui soit. Cette taxe s’abat
sur les gens qui gagnent un salaire fixe, les gens à la retraite ou
quiconque a réussi à épargner de l’argent. Elle les assaille encore plus
durement que ceux qui empruntent. Si vous ne deviez vous souvenir que d’un
seul détail de ce cours, veuillez s’il vous plaît vous rappeler de celui-ci
: l’inflation et la taxe ne font qu’un ! Voilà pourquoi ces deux groupes
font partie du partenariat. Du côté gouvernemental, ils peuvent taxer les
citoyens de n’importe quelle façon et à n’importe quel coût, sans que
ceux-ci en aient la moindre idée. Du côté bancaire, ils peuvent percevoir
des intérêts sur rien en perpétuité. Retournons à l’île Jekyll. L’idée a
germé en ces lieux.

Un jeu de mot trompeur…

Ce modèle de partenariat fut conçu en Europe, au 16e siècle. On
l’expérimenta et le perfectionna éventuellement avec la formation de la
Banque d’Angleterre en 1694. À partir de cette date, tous les gouvernements
européens ont utilisé ce mode de fonctionnement. Bien entendu, ils ne l’ont
pas appelé le mécanisme de Mandragore, mais plutôt la Banque centrale.
Amener ce mode procédé en Amérique exigeait qu’on le nomme différemment.
Alors, après un long débat, ses créateurs, qui commencèrent par lui trouver
le nom « Fédérale », parce que cela évoquait une opération gouvernementale,
optèrent ensuite pour le mot « Réserve » afin que l’on croie à l’existence
de réserves en un certain endroit. Enfin, ils ajoutèrent le mot « Système »
parce qu’il semblait beaucoup plus important qu’il n’en ait l’air
aujourd’hui. Souvenez-vous de la première concentration new-yorkaise du
pouvoir – ils devaient convaincre les Américains qu’ils créaient un système
réunissant plusieurs banques et non une seule. Construire d’énormes édifices
bancaires à travers le pays. Nous savons maintenant que ce que nous avons
obtenu n’a rien de fédéral, que les réserves n’existent pas, qu’en réalité,
le système ne répartit pas ses pouvoirs et que les Réserves fédérales ne
sont pas des banques.

Ils ont monté cette brillante déception de toute pièce puis l’ont vendue aux
Américains. La première ébauche du projet de loi sur la Réserve fédérale
s’appelait la Loi Aldrich (the Aldridge Bill) parce que le sénateur Aldrich
lui accordait son appui. Paul Warburg lui déconseilla toutefois d’agir ainsi
parce qu’à son avis, le Congrès voterait contre ce projet de loi étant donné
qu’on identifiait trop souvent Aldrich à des grandes entreprises. Toutefois,
l’ego du sénateur Aldrich était tellement gonflé qu’il présenta tout de même
le projet de loi Aldrich au Congrès. Warburg avait raison. Le Congrès refusa
de l’accepter. Ce fut un contretemps mineur. Ils retirèrent alors le nom
d’Aldrich du projet de loi et trouvèrent quelques démocrates millionnaires
(le parti ami des petits contribuables) afin que ceux-ci y apportent leur
appui. Ces hommes s’appelaient Carter Glass, de la Chambre des
représentants, et le sénateur Owen, un banquier lui-même très respecté au
sein du Sénat. Puis, on changea le nom du projet de loi pour le Glass-Owen
(the Glass-Owen Bill). Aldrich et Vanderlip commencèrent alors à répondre à
des entrevues pour condamner le projet de loi… qu’ils avaient eux-mêmes
écrit. Ils affirmaient que ce système ruinerait les banques et la nation. Le
grand public se dit alors : « si les grands banquiers ne sont pas en faveur
de ce projet de loi, il doit alors s’agir d’un très bon système. » Une
grande déception planifiée ! Il va sans dire que l’on comprenait
parfaitement le fonctionnement de la psychologie de masse. Pendant ce temps,
les mêmes individus finançaient secrètement des messages pour louanger le
nouveau projet de loi sur la Réserve fédérale. Ils donnèrent de l’argent aux
universités. Ils établirent de nouveaux départements d’économie. Ils
sélectionnèrent les professeurs et les directeurs des ces départements parmi
leurs gens. Ces professeurs commencèrent à vanter les mérites de ce nouveau
et merveilleux système. Puis, à la demande de Paul Warburg, ils ajoutèrent
quelques excellentes clauses au projet de loi. Cela contraria ses associés.
Warburg leur rappela néanmoins que leur seul objectif visait à l’acceptation
de ce projet de loi. Ils pourraient ensuite rectifier la situation.

Ces nouvelles clauses ajoutées au projet de loi attirèrent l’appui de
William Jennings Bryan, l’homme à la tête du mouvement populiste. Il s’était
opposé au projet de loi depuis le début, mais en voyant les nouvelles
clauses, il lui accorda sa faveur. Cet appui ouvra la voie au projet de loi.
On a amandé la Loi sur la Réserve fédérale plus de cent fois depuis son
adoption. Chacune des excellentes clauses a depuis longtemps été éliminée.
Par contre, plusieurs autres ont été rajoutées, ce qui a permis d’augmenter
encore davantage les pouvoirs et la portée du système de la Réserve
fédérale. La Loi fut adoptée majoritairement le 22 décembre 1913, avec
l’appui du Congrès et du public. La créature quitta finalement l’île Jekyll
pour s’installer dans le district fédéral de Washington.

Les soi-disant objectifs de la Fed…

Reportons maintenant notre attention sur les objectifs du système de la
Réserve fédérale. Selon ce que l’on nous a dit, l’objectif de la Fed
consiste à stabiliser l’économie et à arrêter les opérations bancaires
chaotiques. Paul Samuelson rédigea un manuel scolaire sur l’économie très
populaire dans les collèges et universités américaines. Cet ouvrage soutient
que la Fed découle de la panique de 1907 avec ses épidémies de faillites
bancaires alarmantes. Les États-Unis en avaient assez. Voici ce
qu’apprennent les étudiants et voilà pourquoi ils piquent actuellement notre
curiosité. Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale affirme qu’ils
font cela pour aider les gens, pour stabiliser l’économie, afin que le
peuple américain n’ait pas à subir une inflation démesurée ! Depuis sa
création, la Réserve fédérale a présidé les Krachs de 1921 et 1929, la
Grande dépression de 1929-1939, les récessions des années 53, 57, 69, 75 et
81 et le lundi noir de 1987, où 22 % des valeurs totales de la Bourse
chutèrent en une journée. Nous savons tous que la dette des entreprises
monte en flèche, que les dettes personnelles s’accroissent démesurément. Les
faillites d’entreprises et personnelles n’ont jamais été si nombreuses. Les
banques et les sociétés de crédit immobilier n’ont jamais essuyé un si grand
nombre d’échecs. L’intérêt sur la dette nationale ronge la moitié de nos
dollars imposés. L’industrie lourde est maintenant presque entièrement
remplacée par des compétiteurs outre-mer. Pour la première fois dans
l’histoire, nous faisons face à une balance commerciale internationale
déficitaire. Des étrangers possèdent maintenant 75 % du quartier centre de
Los Angeles et des autres régions métropolitaines. Plus de la moitié de la
nation est officiellement en récession. Voici les résultats scolaires
obtenus par le système de la Réserve fédérale après 80 années de soit disant
stabilisation de notre économie. La Fed n’a pas atteint ses objectifs.
Pourquoi ? Parce qu’à mon avis, ces derniers n’ont jamais été ses buts réels
!

Quels sont les véritables objectifs de la Fed ? Quels buts réels un cartel
quelconque peut-il viser ? Tous deux cherchent à accroître les marges
bénéficiaires des membres et à stabiliser leur situation sur le marché. En
gardant cela à l’esprit, une image différente s’offre maintenant à nos yeux.
Ils remportent un grand succès. Les banquiers de l’île Jekyll voulaient
atteindre trois objectifs :

1. Mettre un terme à l’éparpillement de leur pouvoir pour le concentrer
à New York. Ils auraient plutôt dû faire exactement le contraire. Ils
craignaient que des banques dynamiques apparaissent brusquement à travers
tout le pays. Ils désiraient éliminer la concurrence que représentaient les
nouvelles banques en imposant des conditions auxquelles les grandes banques
pouvaient répondre mais non les petites ;

2. Renverser la tendance de ce qu’ils appelaient la formation du capital
privé. Ils ne voulaient pas que les individus dépensent leur propre argent.
Ils désiraient que tout le monde aille à la banque pour se procurer de
l’argent. En début de siècle, la formation de capital privé tendait à
s’établir et plus particulièrement en affaire. Les entreprises
investissaient certains de leurs profits dans un fonds. Ce capital prenait
de la valeur, puis les dirigeants de ces entreprises utilisaient leur propre
argent pour construire des usines, organiser la recherche et le
développement ou pour faire quoique ce soit d’autre. Les banques
n’appréciaient pas cette tendance. Elles voulaient inciter les entreprises à
recommencer à emprunter leur argent. Elles savaient que la seule façon d’y
arriver consistait à baisser les taux d’intérêt. Contrairement à
aujourd’hui, il n’existait aucun mécanisme pour augmenter ou réduire les
taux d’intérêt… parce qu’à cette époque, l’argent était avalisé par l’or et
l’argent. On ne peut contrôler ce type d’argent. C’est une question d’offre
et de demande. Personne, individu ou politicien, ne peut le faire. Seuls des
millions de citoyens en interaction libre peuvent le contrôler. Ils savaient
que la seule façon dont ils disposaient pour ramener les gens dans les
banques consistait à réduire artificiellement le taux d’intérêt normal. Ils
affirmèrent que la nation requérait une devise flexible…pour répondre aux
demandes de l’industrie. Que cela signifie-t-il ? De l’argent créé à partir
de rien. Si vous arrivez à créer cela, vous n’aurez pas à percevoir beaucoup
d’intérêts pour faire des profits. Une devise souple leur permettra de
réduire les taux d’intérêt sous le niveau normal, de réaliser des profits en
quantité importante et d’inciter les hommes d’affaires à revenir aux
banques. Le deuxième objectif consistait donc à établir une devise souple.

3. Transférer les pertes inévitables des banques aux contribuables au
nom de la protection des gens. Ceux-ci sont les véritables objectifs de la
Réserve fédérale.

Émettons maintenant un autre bulletin scolaire pour savoir à quel point elle
les a atteints.

1. Ont-ils réussi à garder le contrôle en ce qui a trait aux grandes
banques new-yorkaises ? Oui ! Pendant que nous disposons des grandes banques
dans l’ouest et le sud des États-Unis, les incomparables méga banques de New
York se développent dans toutes les grandes villes du monde. Les grandes
banques poursuivent leur domination. Il y a quelques années, William Grider
écrivit un ouvrage très important : Les secrets du temple, publié par Simon
et Shuster (une maison d’édition notoire aux États-Unis). On décrivit le
contenu de ce livre comme une attaque incisive envers le système de la
Réserve fédérale. Deux points ressortaient de cet ouvrage. Grider y
racontait une excellente histoire qui ne camouflait aucun détail. Il prouva
tout à fait que la Réserve fédérale avait toujours agit contre l’intérêt
public et qu’elle avait été conçue ainsi dès le tout début. Quelles étaient
alors ses solutions ? Abolir la Fed? Non. Rien d’extrême à ce point.
Pensait-il à une réforme ? Non plus. Il y proposait plutôt de se détendre et
d’apprendre chemin faisant parce que tout était si compliqué, mais à la fois
sous contrôle. Dans le fond, nous n’avions besoin que d’hommes plus
intelligents, c’est-à-dire d’une opposition contrôlée. Selon lui, cela ne
faisait aucune différence d’être explicite dans notre histoire. Cela ne
changerait rien de condamner. Ne pas disposer d’une solution réaliste
revenait à ne pas détenir de solution du tout.

Il ne s’agit pas d’un problème entre républicains et démocrates. Même si les
républicains ont promu la cause de la Fed à un degré supérieur, les membres
du parti démocrate ont eux aussi mis la main à la pâte. On parle alors
d’opposition contrôlée. La Réserve fédérale obtient donc un « A » pour avoir
conservé le contrôle à New York.

2. A-t-elle réussi à renverser la tendance à former du capital privé ?
Oui ! La réduction des taux d’intérêt durant certaines périodes allécha les
individus et les entreprises à un point tel qu’il eût été fou de ne pas en
tirer profit. Pourquoi économiser votre argent ? C’est stupide ! Alors, ces
derniers se ruèrent dans les banques et empruntèrent considérablement. Puis,
l’économie vacilla. Par conséquent, ils ne purent rembourser leurs dettes et
durent déclarer faillite. Présentement, plusieurs entreprises et individus
parviennent tout juste à payer l’intérêt sur leur dette. Plus incroyablement
encore, de nombreuses entreprises remboursent maintenant plus d’intérêt aux
banques qu’elles ne payent de dividendes à leurs actionnaires. Pensez-y. Les
banques, qui ont fabriqué l’argent à partir de rien, gagnent plus d’argent
que ceux qui travaillent pour le gagner, l’économiser, le risquer et
l’investir dans le but d’acheter ces entreprises. Une fois encore, la
Réserve fédérale obtient un « A » grâce à sa devise souple. Elle est
parvenue à renverser la tendance de la capitalisation privée.

3. Transférer les pertes inévitables des banques aux contribuables au
nom de la protection des gens. Ce petit jeu s’appelle : mettre en liberté
provisoire sous caution. Lorsqu’une grande banque se retrouve dans le pétrin
à cause d’une entreprise majeure ou parce qu’un pays du tiers monde n’arrive
plus à payer sa dette, elle se tourne vers le Congrès et lui demande de
mettre cette entreprise ou ce pays en liberté provisoire sous caution.
Autrement, cela porterait atteinte aux gens de l’Amérique. Si l’on accepte
la disparition de cette vénérable entreprise, il faudra penser à tous les
gens qui perdront leur emploi et qui se retrouveront sur l’aide sociale. Si
le pays ne peut payer, le gouvernement des États-Unis devrait le faire à sa
place parce qu’autrement, la banque de New York devra considérer son
remboursement comme perdu, faire faillite techniquement et fermer ses
portes. Pensez à ces milliers de personnes qui ont placé leur argent dans
cette banque et qui risquent d’en ressentir les effets. Qui sait, peut-être
que cette banque entraînera toutes les autres dans son sillon en un effet de
dominos. Une dépression ou une récession pourrait faire souffrir les gens.
Le Congrès vote alors des fonds pour garantir les emprunts ou fait les
paiements entièrement. Ce principe ne s’applique qu’aux grandes banques. Des
entreprises majeures telles la Penn Central Railroad and Lockheed
Corporation en 1970, la Commonwealth Bank of Detroit en 1972, la ville de
New York en 1975, la Chrysler Corporation 1978, la First Pennsylvania Bank
en 1980, la Continental Illinois, la plus importante banque à ce jour, en
1982 et de nombreux pays, qui n’arrivaient pas à effectuer les paiements
auparavant, les font maintenant grâce à l’argent prêté par le Fonds
monétaire international et la World Bank. Ces derniers ont obtenu cet argent
de la Réserve fédérale qui l’a, elle, obtenu de vous et moi à travers le
mécanisme de Mandragore.

Comme dernier sujet de ce chapitre, nous aborderons le thème de l’usure.
Qu’est-ce que l’usure ? Un intérêt de taux excessif. Autrefois (au temps
biblique), on définissait usure en tant qu’intérêt sur un prêt. Aujourd’hui,
cela signifie intérêt excessif sur un prêt. Thomas Edison disait que les
gens qui ne contribuaient rien à un projet, en récoltaient plus d’argent que
ceux qui y investissaient tout le travail et les matériaux. Je me suis
imaginé que sur le prix d’une maison de 100 000 $, 30 000 $ serviraient à
payer les frais de l’architecte, le terrain, les permis, etc. Le reste de
l’argent, soit 70 000 $, permettrait de payer les matériaux de construction
et les travailleurs. J’ai supposé que l’acheteur irait à la banque pour
déposer 20 % du montant total et faire un emprunt sur 30 ans à un taux
d’intérêt de 10 %. En calculant tout cela, vous arriverez à la même
conclusion que moi : l’acheteur payera plus de 172 741 $ en intérêt à la
banque, comparativement aux 70 000 $ versés aux travailleurs. En d’autres
termes, la banque gagnera 2,5 fois plus que les autres. Cet argent fut créé
à partir de rien. Charger 172 741 $ d’intérêt sur rien est excessif. Il est
temps de donner une nouvelle définition au mot usure : tout intérêt chargé
sur tout prêt d’argent créé à partir de rien. Cet exemple de maison de 100
000 $ ne représente qu’un infime petit grain de sable dans le désert du
Sahara. Vous devez multiplier ce procédé par toutes les maisons, tous les
hôtels et les gratte-ciel, toutes les avions à réaction, les automobiles,
les usines, tous les entrepôts et sur toutes les fermes et leurs équipements
de l’Amérique pour obtenir le montant que récolte les banques. On parle ici
d’une rivière de richesses non gagnées et flottant continuellement à
l’intérieur du cartel bancaire qui est tellement éparpillé qu’il nous est
impossible à imaginer. La somme totale dépasse tout entendement. Cet argent
devrait revenir à ceux qui travaillent pour le produire et non à ceux qui
ont monté un extraordinaire racket ! Où va cet argent ?

Lorsque l’on possède tout l’argent nécessaire pour s’offrir tous les petits
plaisirs de la vie, que reste-t-il à acquérir ? Le pouvoir ! Les membres du
cartel bancaire utilisent cette rivière de richesses pour se procurer le
pouvoir à nos dépens. Ils achètent le monde avec ces argents. Ils contrôlent
les sociétés et les institutions qui offrent leurs directions et leurs
orientations à des gens qui dépendent, vivent et agissent en fonction de ces
dernières. Sur le plan techniqu



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