| De: |
"Gilles Gagno" |
| Sujet: |
Passons dune culture de crédit à une culture de lépargne
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| Envoyé: |
Jun 2nd, 2009 - 21:23:04 |
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Passons dune culture de crédit à une culture de lépargne
Tu bouge, ou tu nous laisses senfoncer encore plus, inscrit-Toi JMC ? JMC
peut créer des milliers (on) déconomies collectives pour vous. Une sécurité
financière expansive, automatiquement. Marchands, vos clients feront votre
pub cenne par cenne ? Ce nest pas vous marchands qui payées les économies
et vos pubs, se sont vos clients, servez vous-en. Vous êtes seulement les
démarreurs et en profitez. Vos pubs ou vos dons dune cenne à 10$ vous
reviennent à 100%, parce que les frais administratif de JMC sont pris après
gestion. JMC vous invitent gratuitement www.j-m-c.ca
Jattends votre réponse car. Nos économies collectives JMC ont tous largent
nécessaire pour se donner 200% de services sans coupure.
Bonjour,
Personne ne devrait à être condamné à la pauvreté à la vie. Prenez-en
connaissance, vous aimerez cette idée, JMC se sert de largent des
arnaqueurs (Banque du Canada versus banques à chartes) pour développer à
coût nul. Devenez autonomiste et Installez un CA déconomies collectives ou
agissez seul: Avez-vous déjà lue la traduction du livre sur larnaque
dappauvrissement public par les banques a chartes versus la banque du
Canada, sujet à la création du nouvel argent Canadien de dette sans jamais
nen créé du réel, cest incroyable, vous nen reviendrez pas ? Elle est
incluse, et cliquer sur le lien pour écouter la vidéo des débuts de largent
a aujourd'hui ! Les banques prêtent 70 fois plus d'argent qu'elles n'en ont
! Aucun cercle économique, le PM et les ministres acceptent cela par manque
de connaissance ou devenus arnaqueurs.
Gilles Gagnon à la Mairie de Val Dor
Personne ne devrait à être condamné à la pauvreté à la vie.
Avançons collectivement et passons à lère informatique. Nos marchands
tiennent léconomie locale dans leurs mains, il est important des jumelés
avec des incitatifs et diminués leur imposition. Invitons-les à économiser
entre eux et avec leurs clients.
Réalisons une économie perpétuellement en croissance, Largent Canadian
Tire, Ithaca US, lAngleterre, Toronto, et Vancouver le fond seul, et sa
fonctionnent. Imaginé étant tous en jumelés? Comparé à eux et beaucoup moins
dispendieux, JMC se sert de largent des arnaqueurs Banque du Canada versus
les banques à chartes, afin de se développer à coût nul.
Le système monétaire est non fonctionnel, il nous appauvrit collectivement
et nous endette à tous les jours. Il saute tous les 6-7 ans depuis 150 ans.
Réal Caouette cest morfondus a nous le dire.
Unissons-nous, changeons largent virtuel créé à partir de dettes, en argent
PIB réel au seul endroit ou il doit se créé, à partir de la consommation,
ce qui éliminera la pauvreté.
Arrêtons de payer continuellement des intérêts sur de lintérêt et des taxes
sur la taxe pour nous donner des services publics et personnels, arrêtons de
toujours privatisés et endurer nos trous dans nos rues et nos ponds qui nous
tombes sur la tête.
Supportez Gilles Gagnon à la mairie de Val Dor. Il a développé un programme
déconomies collectives informatisé. (Droits dauteurs 480166)
Réglons ensemble cette arnaque monétaire une fois pour toute, en sunissant
collectivement.
JMC sera gérée par un organisme et tournera vos taxes en économies publiques
et personnelles.
Supportez cette campagne en vous inscrivant gratuitement au site
www.j-m-c.ca ou en payant. Des 2 façons vous pouvez
achetez des bons remboursables au site JMC. Offrez ces bons aux membres de
votre famille, à des organismes à but non lucratif et ou, aux clients
amis(e) de nos marchands locaux, ceci les inciteras à faire comme vous. La
gentillesse de vos incitatifs reconstruira la classe moyenne. Exigé:
Jumelage-marchand-client (at) tlb.sympatico.ca 819-825-9401, 1-888-414-6093,
764-0265. Arrêter dattendre après la banque du Canada et le PM.
En économie public
Les marchands ne sont pas le problème, ils sont la
solution.
Les banques prêtent 70 fois plus d'argent qu'elles n'en ont !
Voilà la cause réelle de la grande
misère dans le monde !
JMC est le seul programme à être affilié afin de payer les dettes
gouvernementales à 100% et régulariser cette arnaque monétaire en
économisant collectivement, il est non comparable. Il faut créer,
équilibrer, économiser et répartir équitablement du nouvel argent entre les
marchands et leurs clients, et ceci à partir déconomies a la consommation
au lieu de dette comme eux ce qui créé de la pauvreté chronique pour tous!
Économisé a partir de la consommation, cest exactement ce que Jumelage
Marchand Client Ltée propose afin de doubler les chiffres daffaires
marchands et les emplois. Les économies saccumulent dune cenne à 10$
maximum afin de garder léquilibre monétaire, les marchands vous offre des
bons dépendant du montant de vos achats. Chacun des 10$ économisé saccumule
a votre nom et vous crée une nouvelle inscription au logiciel JMC. Des 10$
économisés saccumulent a votre nom jusqu'à 210$ dargent réel avant de vous
retourné des 15$, 30$, 60$ en argent de la banque du Canada au lieu de
billets Canadian Tire ou Ithaca ou de cadeaux illusoires. Que vous soyez
Marchand ou Client, ils vous seras facile de vous bâtir un bon portefeuille
de vrais argents à partir de votre consommation et déconomiser par année,
21,000$ et plus, commencé en argent nominale et converti en argent réel ce
qui valorisera, leur Napkin Money automatiquement. Envoyez-nous votre
E-mail et demander une copie numérique du livre sur larnaque monétaire
écrit par des journalistes denquêtes que lon évite denseigner et
visionnez la vidéo à savoir les débuts a aujourdhui de largent papier,
leur «Napkin Money»:
http://changeonslequebec.com/_1THEATRECLQ.php?Vid=
Visionnez cette vidéo à savoir comment se créé largent de dette et vous
réaliserez limportance déconomiser avec JMC pour votre population.
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Ne soyez pas leur complice : Installez un CA déconomies collectives :
Impliquez-vous en forment un exécutif de démarrage afin de rendre votre
région autonome.
Les banques prêtent 70 fois plus d'argent qu'elles n'en ont !
Voilà la cause réelle de la grande misère dans le monde! Écrit par des
journalistes denquêtes...
JMC est le seul programme à vous affilier afin de payer les dettes
gouvernementales à 100% et régulariser cette arnaque en économisant
collectivement, il est non comparable : La logique par elle-même
Il faut
créer, équilibrer et répartir équitablement du nouvel argent entre les
marchands et leurs clients et ceci, à partir déconomies au lieu de dettes!
Cest exactement ce que Jumelage Marchand Client Ltée propose afin de
doubler les chiffres daffaires des marchands. Lire à la fin de ce document
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client ou comme marchand au site www.j-m-c.ca et
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une opportunité incontournable pour les municipalités intéressées davoir
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50 milles et beaucoup plus par semaine dans votre économie. A votre demande
! Arrangement pour des conférences.
Des vérités cachées
Haut du formulaire
Lenjeu : éveiller la population
Tout Canadien soucieux de sa liberté doit certes sinterroger sur la
réglementation et le contrôle excessif exercé par le gouvernement à légard
de ses activités personnelles et financières. Malgré ce quen pensent la
majorité des gens, il est possible dacquérir une véritable sécurité
financière et de recouvrer son autonomie, en dépit des nombreuses taxes
prélevées et de lingérence exercée par le gouvernement. Il existe peu de
solutions ou de stratégies connues pour surmonter ce problème réel et
alarmant. Il y a lieu cependant davoir lesprit ouvert, la volonté
dapprendre et le courage dagir. Il y va de la liberté personnelle de
chacun un droit inné, propre à tout être humain.
La vérité au sujet de largent
Soulignons et comprenons dabord limportance de certaines réalités
fondamentales de notre système bancaire et monétaire. Tout largent que les
banques émettent et font circuler est produit sous forme de prêt. Cet argent
comporte donc un coût : de lintérêt. Lorsque les gouvernements permettent
aux banques démettre la masse monétaire dun pays, ils doivent percevoir
des taxes afin que les banques puissent récolter de lintérêt sur largent
quelles ont créé. Cela appauvrit automatiquement les citoyens, puisque les
banques ne créent jamais dargent pour payer lintérêt imposé par
lutilisation de leur argent, mais seulement le principal. En conséquence,
pour acquitter lintérêt, on puise inévitablement dans lactif du pays et
des citoyens, par des mécanismes tels que la création de dettes, les
faillites et les forclusions. On prélève, de surcroît, des taxes à la source
pour accélérer le processus. Une société qui admet et qui accepte que lon
utilise largent des banques plutôt que sa propre devise créée librement par
elle expose inéluctablement ses citoyens au cycle économique des dépressions
et au désarroi de la population.
Comment nous avons perdu le contrôle de notre avenir en Amérique du Nord
Avant daborder la situation canadienne, examinons le cas des États-Unis. Il
y a certaines leçons à tirer de lhistoire américaine, qui sapparente à
celle du Canada. En 1776, les 13 colonies qui devaient éventuellement former
les États-Unis dAmérique ont combattu les Britanniques afin de protéger
leur autonomie et, notamment, de saffranchir du contrôle étranger de leur
masse monétaire. Jusque-là, les 13 colonies utilisaient librement des
billets financiers (leur forme dargent local) en quantité suffisante pour
permettre facilement léchange de biens et de services.
Or, leur confiscation par le Parlement britannique en quelques années
seulement a plongé les colonies alors prospères et jouissant du plein
emploi dans la pauvreté, le désarroi et le chômage généralisé. Aucun autre
motif na autant incité les colonies américaines à se rebeller. La livre
anglaise a été créée non pas par le Parlement anglais, mais par une société
privée à but lucratif : la Banque dAngleterre. De plus, la livre anglaise
na pas été émise par les banques sous forme de masse monétaire libre. Elle
recelait limposition dintérêts auprès des colonies américaines. Il
sagissait là dune imposition à laquelle les colonies américaines navaient
certes pas acquiescée, et donc dune transgression fondamentale du Common
Law.
Devant lécroulement de leur avenir prometteur suscité par la tyrannie
monétaire et sociale du Parlement britannique, les colonisateurs se sont
rebellés. Ils ne sétaient pas installés en Amérique pour se livrer à
lesclavage des mêmes politiques qui avaient longuement opprimé leurs
concitoyens britanniques. Ils étaient venus pour y trouver leur liberté.
Victorieux dune guerre livrée pour lindépendance, les colonies ont
instauré un gouvernement républicain. Habilitée par sa constitution, la
nouvelle république américaine a décrété et imprimé sa propre devise, tout
en imposant des taxes minimales à ses citoyens. Elle a promulgué des lois
fondées sur le Common Law, exprimé dans la Grande Charte (Magna Carta) de
1215, qui enchâsse les droits de la personne.
Toutefois, on a éventuellement assisté à une dissolution du pouvoir
monétaire, qui nétait aucunement liée à la défaite des Britanniques. Au
cours du 19e siècle, lEmpire britannique a manipulé sans merci les
politiques de lAmérique en prétendant que les banques se souciaient dabord
de lintérêt du peuple et quelles seules pouvaient équilibrer léconomie en
émettant et en contrôlant la monnaie nationale. Enfin, en décembre 1913, 137
ans après que lAmérique eut conquis le contrôle de largent, la tyrannie
monétaire cause de la guerre a resurgi par le truchement de la création
secrète et privée de la «Réserve américaine» la Fed comme on la connaît de
nos jours.
En conséquence, lAmérique a perdu sa souveraineté lorsque le système
bancaire étranger (international) a repris le contrôle de largent. Le
système fiscal actuel, issu dun régime dendettement monétaire, démunit
incroyablement les citoyens contemporains des États-Unis par rapport à leurs
compatriotes de lavant-révolution américaine.
Il faut maintenant établir une distinction entre le 18e et le 20e siècle :
le pouvoir monétaire actuel que les banques internationales exercent
directement (ainsi quindirectement) contrôle virtuellement toutes les
sources dinformation et denseignement de notre société : universités,
collèges, écoles, journaux, églises, cabinets davocats et
dexperts-comptables, et autres institutions professionnelles. Cela englobe
tous les détenteurs de licences, daccréditations, daffiliations, de
brevets professionnels et autres qui misent sur leurs «titres de compétence»
pour gagner leur vie. Lélite secrète qui contrôle notre système monétaire
cache cette réalité aux personnes dites «instruites» de notre société et la
depuis longtemps littéralement soustraite de notre système et du public.
Faisant allusion au système bancaire des États-Unis, Henry Ford a lui-même
déclaré en 1920 que si les citoyens américains savaient vraiment ce qui se
passait, ils se révolteraient sur-le-champ! Or rien nest dautant plus vrai
aujourdhui.
La situation canadienne
Lhistoire canadienne sapparente étroitement à celle des États-Unis. Les
instigateurs de la déchéance économique américaine ont opéré de la même
façon chez nous. Hormis une légère révolte à Toronto en 1837, le Canada na
cependant jamais livré de guerre politique pour défendre son autonomie comme
lont fait les États-Unis. Notre pays a toujours cédé à linfluence
britannique, dont lemprise institutionnelle est toujours présente
aujourdhui. Le Canada sest soumis au joug de lAngleterre (la livre
sterling) et a ensuite promulgué sa propre version dune masse monétaire
endettée : le dollar canadien. La Loi sur les banques du Canada (de 1913),
promulguée quelques jours après la création secrète de la Réserve fédérale
américaine, concédait aux banques la responsabilité jusque-là exclusive au
gouvernement fédéral de produire la devise nationale, cest-à-dire le
dollar canadien. Quatre ans plus tard, le gouvernement proclama la Loi sur
les mesures de guerre (une loi illégale et inconstitutionnelle), qui
lautorisa à prélever un impôt sur le revenu des Canadiens. Le gouvernement
prétendit alors que cet impôt servirait à acquitter la dette engendrée par
la Première guerre mondiale; en réalité, la législation introduisait un
impôt échelonné sous le couvert des conséquences de la guerre. Cet impôt
visait à remplir une condition dictée par les banques : létablissement
dune taxe directe sur le revenu des Canadiens pour payer de lintérêt sur
largent quelles avaient elles-mêmes créé. À peine quatre ans plus tard,
les paiements dintérêts sur la masse monétaire créée par les banques
étaient déjà trop élevés pour le gouvernement canadien.
Il est à noter que cet impôt direct, tout comme la cession du contrôle de
notre devise, contrevenait, et contrevient toujours, à larticle 91 de notre
Constitution lautorité juridique suprême du gouvernement du Canada. Nos
lois statutaires étaient, et sont toujours, fondées sur lActe de lAmérique
du Nord britannique. Or, cet état de fait na pas changé en 1982,
contrairement à certaines prétentions populaires. Par ailleurs, au cours du
20e siècle, le gouvernement a graduellement accru le taux dimposition
fiscale en cherchant à acquitter une dette nationale omni croissante et
prévisible laquelle avoisine aujourdhui les 600 milliards de dollars!
Cette dette ne pourra jamais être remboursée tant que les banques
contrôleront notre masse monétaire. On nous impose plus de 165 taxes sous
forme de prélèvements divers taxes sur les ventes, taxes sur les produits
et services, douanes, permis, tarifs, droits, impôts, retenues à la source
(même avec les loteries et les gains de casinos) à tel point que cela
ronge plus de 72 % de nos revenus. Rappelons-nous ceci : tant que
lapprovisionnement monétaire dun pays proviendra des banques, il y aura
toujours pénurie dargent, car les banques ne créent pas dargent pour payer
lintérêt sur la dette. Elles ne créent largent que sous forme de
principal. En fait, seule une infime partie de la population ne pourra
jamais surmonter le problème des taxes et des prélèvements fiscaux inhérents
à notre système et atteindre lautonomie financière. En conséquence, plus le
système enlise notre société, plus les contribuables canadiens souffriront,
et plus il faudra sensibiliser les citoyens à une planification financière
qui ne repose pas sur une politique monétaire immorale et mondialement
contrôlée.
Le système déducation canadien masque la vérité au sujet du fonctionnement
des banques, du contrôle de notre masse monétaire, des pouvoirs du
gouvernement, du Common Law patrimonial et de nos droits constitutionnels.
Il nous appartient, à nous seuls, de découvrir la vérité et de lappliquer à
bon escient.
Bas du formulaire
Tous devraient maintenant savoir que lorsque les banques prêtent de
l'argent, elles ne se départissent de rien, elles créent tout simplement
l'argent qu'elles prêtent, sans que cela ne leur en coûte un seul sou. Elles
n'ont pas besoin d'imprimer de papier-monnaie, elles ne font qu'inscrire des
chiffres dans des comptes de banque, qui circulent sous forme de chèque, et
ces chiffres sont tout aussi bons que le papier-monnaie. Car il existe deux
sortes d'argent: le numéraire (billets de banque et pièces de monnaie), et
l'argent scriptural (les chiffres inscrits dans les comptes de banque). Cet
argent "scriptural", créé par les banques, forme plus de 95% de tout
l'argent du pays; l'autre sorte, le papier-monnaie et les sous, constitue
moins de 5%.
L'orfèvre devenu banquier
Cette façon de faire des banques remonte au Moyen-âge, alors que l'or était
la seule forme de monnaie existante. Ceux qui possédaient de l'or, de peur
de se le faire voler, déposaient cet or dans les coffres-forts des orfèvres.
Ces derniers leur remettaient un reçu certifiant que les individus en
question possédaient bel et bien tel montant d'or dans le coffre-fort de
l'orfèvre. Au lieu de payer en or pour obtenir des produits, ces individus
payaient avec ces reçus émis par l'orfèvre, et celui qui devenait le nouveau
propriétaire de ces reçus, devenait ainsi le propriétaire du montant d'or
inscrit sur le reçu, et était libre de se présenter en tout temps chez
l'orfèvre pour retirer cet or.
L'orfèvre remarqua que la plupart des gens préféraient s'échanger ces reçus,
au lieu de se présenter chez lui et réclamer leur or. Par exemple, pour une
personne qui venait réclamer son or, dix personnes ne venaient pas, et
préféraient s'échanger les reçus émis par l'orfèvre. L'orfèvre réalisa qu'il
pouvait émettre ainsi sans risque dix fois plus de reçus qu'il avait d'or en
réalité dans son coffre-fort. Tant qu'une proportion de dix personnes sur
onze ne se présentent pas chez l'orfèvre pour réclamer leur or, alors là
tout son système s'écroule et sa fraude est dévoilée, car il ne peut
rembourser tout le monde, puisqu'il a dix fois moins d'or qu'il prétendait
en avoir.
Les banques font exactement la même chose aujourd'hui. Elles ont remarqué
que pour une personne qui venait à la banque et désirait être payée en
argent liquide (papier-monnaie), environ dix personnes ne font que
transférer des chiffres d'un compte à un autre, sans qu'il n'y ait aucun
usage de papier-monnaie. C'est ce qui permet aux banques de "prêter" plus
d'argent qu'elles en ont en réalité. Par exemple, une banque qui a $1
million en dépôt en argent liquide, peut ainsi prêter dix fois plus d'argent
de comptabilité. La seule crainte du banquier, c'est qu'un nombre trop élevé
de déposants viennent en même temps retirer leur argent de la banque, car il
ne peut fournir qu'un déposant sur dix. Une des manières pour le banquier de
se protéger contre un tel risque, c'est d'encourager les épargnants à
laisser leur argent à la banque le plus longtemps possible (placements ou
obligations), en leur accordant un taux d'intérêt plus élevé.
Depuis des années, l'usage d'argent de comptabilité a augmenté, et le
banquier a pu ainsi créer un plus grand pourcentage d'argent de chiffres.
ANSI, pour le troisième trimestre de 1995, il existait 3,1 milliards de
dollars en billets de banque et pièces de monnaie, et le total des prêts
non-hypothécaires, pour période, était de 216 milliards $, soit 70 fois le
montant d'argent liquide existant dans le pays! Jusqu'à tout récemment, les
banquiers devaient, selon la loi des banques, détenir une réserve de 4% en
argent liquide. Mais en décembre 1991, le Parlement canadien a voté qu'à
partir du 1er janvier 1994, cette réserve serait de zéro pour cent!
En d'autres mots, il n'y a plus aucune limite prescrite par la loi. La seule
limite à la création d'argent par les banques, c'est le fait que des
individus désirent encore être payés avec du papier-monnaie. Alors, on
comprend que les banques vont faire tout leur possible pour éliminer tout
simplement l'usage de papier-monnaie, en encourageant l'utilisation des
cartes de débit, paiement direct, etc., pour en venir éventuellement à
l'élimination de l'argent liquide. Elles prêcheront l'existence d'une seule
forme d'argent, l'argent électronique. Les citoyens doivent tout faire pour
empêcher que cela arrive, car l'élimination du papier -monnaie serait la
plus grande fraude qui pourrait arriver dans le pays - elle donnerait aux
banques le contrôle absolu de l'économie et de tous les individus.
Tout sur lhistoire des banques
Edward Griffin
Dans le livre La créature de lîle Jekyll, lauteur, Edward Griffin,
explique comment se servir du pouvoir et de largent pour contrôler les
groupes et les institutions, en achetant lautorité et lemprise des gens
qui les dominent. Ce procédé consiste à corrompre des politiciens, des
partis politiques, des réseaux de télévision, des réseaux câblés, des
journaux, des magazines, des agences de publicité, des agences de presse,
des studios cinématographiques, des universités, des syndicats de
travailleurs, des organismes religieux, des associations commerciales, des
institutions à but non lucratif, des sociétés multinationales, des
mouvements de scoutisme pour garçons et filles et ainsi de suite. En fait,
nimporte quel groupe qui exerce une influence constitue une cible parfaite
pour accroître ce contrôle. Les acquéreurs dont il est question dans cette
leçon, ont beaucoup dargent pour se procurer ce contrôle.
AVERTISSEMENT !
Vous êtes sur le point dentrer dans une zone de réalité
Un endroit où la
vérité est plus étrange que la fiction, où la connaissance est profonde, où
les mythes sont détruits et les déceptions étalées au grand jour. En ces
lieux, vous découvrirez les vraies leçons dhistoire. En ces lieux, de
vraies aventures de la vie vous dévoileront la nature cachée de lhomme. Si
vous poursuivez votre écoute, vous ne pourrez plus jamais retourner dans la
zone floue doù vous venez.
Bienvenue dans la zone de réalité. Je mappelle Ed Griffin et jai écrit un
livre intitulé La créature de lîle Jekyll, un second regard sur la Réserve
fédérale. À la fin du manuel, jencourage mes lecteurs à se joindre à moi
pour détruire la Réserve fédérale, ce « monstre » du gouvernement américain.
Je leur donne également les outils dont ils peuvent se servir pour y
parvenir. À mon plus grand étonnement et plaisir, des milliers de lecteurs
mont écrit pour joindre les rangs de ma croisade. Très embarrassé de ne pas
posséder du matériel imprimé en quantité suffisante pour le leur expédier,
le 18 novembre 1994, jai décidé denregistrer ce message.
Transportons-nous au premier siècle, dans un minuscule royaume appelé
Fryggia, où un philosophe du nom dEthectate a déclaré quil existait quatre
types dapparences : les choses paraissent telles quelles sont ; elles ne
paraissent pas telles quelles sont ; les choses sont ce quelles sont sans
le paraître ; elles ne sont pas ce quelles sont et paraissent lêtre. Cet
homme aurait pu donner des cours bancaires et déconomie dans lune de nos
universités. Cela ne ressemble-t-il pas aux explications que lon obtient en
lisant les relevés de la Réserve fédérale ? Ethectate sest servi dun
concept relativement simple et pourtant, lorsquil eut terminé son
explication, personne ne comprenait toujours pas de quoi il parlait. Voilà
ce à quoi nous devons faire face avec les experts de nos jours. Il cherchait
seulement à dire que les apparences peuvent parfois être décevantes. Il nous
a tout de même donné un chemin à suivre, un thème.
Sil existe quelque chose de décevant dans le monde, cest bien le système
de la Réserve fédérale. On peut le considérer comme le 4e type dapparence
quEthectate décrivait comme suit : il nest pas ce quil est et paraît
lêtre. Ma présentation portera sur ce thème.
La création du système de la Réserve fédérale
(la Fed)
Le titre du livre, La créature de lîle Jekyll, un second regard sur la
Réserve fédérale, en dit très long sur le contenu ma présentation. Lîle
Jekyll existe vraiment. Elle se situe au large de la côte de Géorgie. Le
système de la Réserve fédérale fut conçu sur cette île, en 1910, lors dune
réunion ultra secrète. Lorsque lon opère en secret, cela signifie
habituellement que lon cache quelque chose. Tout ce dont je vous
entretiendrai fut mis par écrit. En 1910, un petit groupe de millionnaires
de New York, dont J. P. Morgan, William Rockefeller et leurs associés,
possédait lîle Jekyll en totalité. Leurs familles venaient y passer les
mois dhiver. Lîle servait de lieu de vacances et on lappelait le Club de
lîle Jekyll. Depuis, létat de la Géorgie a acheté lîle. On y retrouve un
pavillon où se trouve une pièce spéciale. Sur la plaque de laiton fixée à la
porte de cette salle, on peut lire : le système de la Réserve fédérale fut
créé dans cette pièce. On peut accéder à ces informations dans les
bibliothèques.
En novembre 1910, le sénateur Nelson Aldrich envoya son train privé à une
station de chemin de fer du New Jersey, tard le soir. Le train était prêt à
le recevoir ainsi que six autres hommes qui venaient à la condition ultime
de nen souffler mot à personne. On leur avait demandé, par exemple, de se
présenter à un moment précis et de ne pas souper ensemble le soir de leur
départ. Sil advenait quils arrivent au même moment, ils devaient prétendre
quils ne se connaissaient pas. Étant donné quils étaient des hommes bien
connus, on leur avait dit déviter les journalistes. Lun dentre eux a même
traîné un fusil de chasse pour prétendre quil allait en voyage de chasse
aux canards si on lui demandait. Nous apprîmes plus tard à travers sa
biographie quil navait jamais possédée darmes à feu de sa vie. Il lavait
emprunté pour loccasion. À bord du wagon, ils avaient reçu l'ordre de ne
sadresser lun à lautre que par leur prénom. Deux dentre eux ont même
utilisé des noms de code. La raison en était fort simple : le personnel de
service à bord du train ne devait pas savoir qui ils étaient.
Le train privé voyagea pendant deux nuits et une journée, cest-à-dire un
voyage de mille milles, jusquà ce quil arrive à une voie dévitement
située à Brunswick, Géorgie. À partir de là, ils prirent un traversier
jusquà lîle Jekyll. Pendant neuf jours, ils sont restés assis autour de la
table du pavillon et ont éclairci tous les détails importants de ce qui
allait devenir le système de la Réserve fédérale. Lorsquils eurent terminé,
ils retournèrent à New York et nièrent la tenue dune telle réunion pendant
un certain nombre dannées. Ce nest que lorsque le système de la Réserve
fédérale fut fermement établi quils commencèrent à parler ouvertement de ce
quils avaient fait. Plusieurs dentre eux rédigèrent des livres et des
articles de revues sur le sujet. Il nous est maintenant possible den
apprendre davantage sur ce qui sest passé.
Qui étaient ces hommes ? Le sénateur Nelson Aldrich, chef de file
républicain du Sénat (membre de la Commission monétaire nationale ce
comité spécial du Congrès, créé dans le but démettre des recommandations
relatives à la réforme législative des opérations bancaires dAmérique).
Même à cette époque, les Américains sinquiétaient de laisser tout le
pouvoir financier entre les mains dun petit groupe de banques et de
sociétés de placement new-yorkaises. Ils lappelaient la Fiducie monétaire
(le Money Trust). Les citoyens voulaient mettre un terme à lempire de cette
dernière. Plusieurs politiciens ont été élus grâce à leur promesse daider à
réaliser ce projet. Dailleurs, lun des objectifs de la Commission
monétaire du sénateur Aldrich visait exactement à accomplir cela. Toutefois,
le sénateur entretenait une relation commerciale avec lhomme daffaires J.
P. Morgan. Ce dernier était le beau-père de John D. Rockefeller fils et
devint par conséquent, le grand-père de Nelson Rockefeller, un ancien
vice-président des États-Unis.
Le deuxième homme présent à la réunion se nommait Abraham Piat Andrews, le
secrétaire-assistant du Trésor américain. Plus tard, il devint un membre du
Congrès et fut, tout au long de sa carrière, un homme très influent au
niveau des milieux bancaires. Le troisième homme sappelait Frank Vanderlip,
le président de la National Bank de New York, la plus grande et la plus
puissante banque dAmérique. Il représentait les intérêts financiers de
William Rockefeller et de la société dinvestissement internationale Kuhn,
Loeb and Company. Henry Davison, lassocié principal de la J. P. Morgan
Company, était présent. Charles Norton, le président de la First National
Bank de New York, participait à cette réunion. Benjamin Strong, le directeur
général de la J. P. Morgans Bankers Trust Company, y assistait également.
Il en devint dailleurs le P.D.G., trois ans plus tard, suite à ladoption
de la Loi sur la Réserve fédérale. Enfin, Paul Warburg prenait lui aussi
part à la réunion. Il était probablement lhomme le plus important en ces
lieux grâce à ses connaissances bancaires européennes. Allemand de souche,
il se fit éventuellement naturaliser citoyen américain. En plus dêtre un
partenaire de la Coon, Loeb and Company, il représentait également la
dynastie bancaire Rothschild en Angleterre et en France. De plus, il
entretenait des liens étroits avec son frère Max, le directeur en chef du
consortium bancaire Warburg en Allemagne et aux Pays-Bas. Paul Warburg était
lun des hommes les plus riches du monde. Ces sept hommes qui se trouvaient
sur lîle Jekyll, représentaient à eux seuls en ce temps, directement et
indirectement, approximativement un quart de la richesse planétaire globale.
Voici comment tout cela sest vraiment déroulé. Frank Vanderlip affirma dans
un article du Saturday Evening Post du 9 février 1935 : « Je ne crois pas
exagérer en considérant notre expédition secrète sur lîle Jekyll comme une
occasion en or de créer ce qui devint éventuellement le système de la
Réserve fédérale, et ce, même si le mot dordre voulait que lon garde ce
fait le plus secret possible. Une fois installés à lintérieur du train,
nous avons commencé à respecter linterdiction dutiliser nos noms de
famille respectifs. Nous nous adressions lun envers lautre en tant que
Ben, Paul, Nelson et Abe. Davison et moi avions même poussé la mascarade
jusquà abandonner nos prénoms. Davison prit le nom de Wilbur et jempruntai
le nom dOrville, en lhonneur des deux frères Wright, les pionniers de
laviation. Il se peut que les serviteurs et les employés du train aient
reconnu un ou deux dentre nous, mais ils ne nous connaissaient pas tous.
Nos noms réunis auraient pu à eux seuls donner une toute autre portée à
notre expédition, tant à Washington, quà la Bourse de New York ou même à
Londres. Il ne fallait tout simplement pas que lon nous découvre. »
Pourquoi, demande Ed Griffin ?
Vanderlip donne une réponse à cette question dans le même article : «
Éventer le secret du rassemblement de notre groupe en particulier et de nos
travaux équivalaient à anéantir toutes chances que le Congrès vote la Loi
sur le comportement des banques. » Pourquoi ? Parce que le but de cette loi
consistait à mettre un terme à lempire de la Fiducie monétaire et croyez-le
ou non, cette loi avait été écrite par les membres mêmes de la Fiducie
monétaire. Cest aussi simple que cela. Si le public avait eu connaissance
de cette réunion, le système de la Réserve fédérale naurait jamais vu le
jour. Comme si lon demandait à un renard de construire un poulailler et dy
installer un système dalarme ! Cette réunion devait avoir lieu dans le plus
grand secret. Ni le grand public, ni le Congrès ne laurait acceptée. En
dautres termes, on créa la Réserve fédérale secrètement parce quelle
aurait suscité trop de déception. De plus, dautres raisons sajoutent à
cela. Analysons la composition du groupe.
Ici, nous avons les Morgan, les Rockefeller, les Warburg et ainsi de suite,
tous assis à discuter autour dune table. Il se peut que vous vous demandiez
ce quil y a de mal à cela. Eh bien ! Ce qui ne va pas, cest que tous ces
gens étaient des compétiteurs, des géants de la finance mondiale qui se
battaient non seulement à New York, mais également à Londres ou à Paris,
entre autre. Les livres dhistoire décrivent cette époque américaine comme
laube de la période du cartel. Une transition idéologique majeure s'opérait
en affaires. Les grandes entreprises avaient pris de lextension au niveau
de leur pouvoir daction et de leur prospérité grâce à la concurrence
permise par la libre entreprise. Cet état de fait conféra une supériorité
aux États-Unis et lui permit de surpasser lordre mondial suranné. À partir
de cet instant, les grandes entreprises transformèrent leur idéologie en
monopole et évitèrent ainsi la concurrence. Pour reprendre les paroles de
John D. Rockefeller père : « La concurrence est un péché. » Les dirigeants
de ces entreprises consacrèrent leur vie à lélimination de la concurrence,
quel quen soit le prix. Sils ny parvenaient pas, ils lachetaient ou,
dans la mesure du possible, sy associaient en un monopole partagé. Cest ce
quon appelle un cartel.
Cette transition se produisit à cette période de lhistoire. Pendant les
quinze années qui ont précédé le rassemblement sur lîle Jekyll, les groupes
financiers de toutes les industries sétaient progressivement associés en
joint-ventures au lieu de concurrencer lun contre lautre. Ils sétaient
rendu comptent que cela fonctionnait et lont apprécié.
Nous étudierons maintenant la deuxième ahurissante réalisation au sujet de
la Réserve fédérale. Nous verrons dailleurs quil ne sagit aucunement
dune organisation gouvernementale. Il sagit dun cartel ! Ils ont créé un
cartel bancaire et lont rendu légal, conformément à la loi. Personne
napprendra cela à lécole. Un troisième élément sajoute à cette histoire :
ce cartel sest associé au gouvernement.
Lorsque lon forme un partenariat, toutes les parties doivent profiter de
certains avantages. Quest-ce que le gouvernement gagne avec tout cela ?
Examinons ensemble par quel mécanisme le gouvernement fédéral crée largent.
Comment est-ce que largent voit le jour ? Nous devrions le demander au
magicien Mandragore. Il pourrait créer quelque chose à partir de rien, puis
le faire disparaître par la suite. Nessayez pas de comprendre. Voici
comment cela se passe et je vous le présenterai le plus simplement possible.
De largent créé comme par magie
Le Congrès à besoin dargent et en quantité beaucoup plus importante que ce
quil perçoit en impôts. Les impôts représentent une fraction de ce que le
Congrès requiert pour fonctionner. Comment peut-il dépenser plus que ce
quil touche en impôt ? Étudions son mode de fonctionnement
Supposons que
le Congrès a besoin dun milliard de dollars pour payer les dépenses du
jour. Il sadresse alors au Trésor et le trésorier-payeur général lui répond
: « Vous devez blaguer ! Nous navons aucun argent disponible. Vous lavez
dépensé en entier durant les mois de février et mars. Tout ce que nous avons
perçu en impôt est parti en fumée. » Le Congrès affirme quil le sait. Ils
en arrivent à la conclusion quils auraient dû puiser largent dans les
fonds publics. Puis, le Congrès passe par limprimerie non pas pour faire
imprimer de largent, mais plutôt des certificats. De beaux billets où
apparaissent, dans la partie supérieure, un aigle et la mention : Bon du
Trésor des États-Unis (billet ou promesse, suivant la date déchéance). En
fait, ce sont des reconnaissances de dettes et le Congrès espère quelles
inciteront les gens à emprunter au gouvernement en retour. Plusieurs
personnes le font parce quelles ont entendu dire quil sagit de lun des
meilleurs investissements à faire. Gardez toujours ceci à lesprit : le
gouvernement vous fait croire que vous investissez, mais en réalité, vous
lui prêtez de largent lorsque vous achetez ses valeurs. Il affirme quil
sagit du meilleur investissement possible parce quil est avalisé par la
confiance et le crédit du gouvernement des États-Unis. Cela signifie que le
gouvernement sengage solennellement à vous rendre votre argent avec des
intérêts, même sil doit vous prendre tout ce que vous possédez en impôt
pour y arriver.
Puis, les représentants du Congrès et du Trésor se rendent ensemble jusquà
limmeuble de la Réserve fédérale. La Fed les attendait. Elle rédige
immédiatement un chèque dun milliard de dollars au Trésor des États-Unis.
Qui a payé ce milliard de dollars ? La réponse : il nexiste pas. Il ny a
même pas de compte de chèques, seulement un livret. De largent instantané.
Vous et moi irions en prison en agissant ainsi. Cependant, ils peuvent le
faire parce que le Congrès le leur demande. Le gouvernement est impliqué
dans ce partenariat pour cette même raison. Le gouvernement peut ainsi
accéder instantanément au montant dargent quil désire et au moment quil
le souhaite, sans avoir besoin de demander lapprobation des contribuables
sous forme dimpôt direct. Si le gouvernement sadressait aux contribuables
en disant quil avait besoin de largent et que pour se faire, il devait
augmenter leurs impôts de 3 000 $, ces derniers ne voteraient plus pour lui
aux prochaines élections. Le gouvernement aime se servir du mécanisme de
Mandragore parce quil peut ainsi obtenir de largent immédiatement sans que
personne ne le sache. Le gouvernement fait partie de ce partenariat pour
cette raison. Toutefois, on peut se demander pourquoi le cartel bancaire y
participe également.
Le cartel bancaire est impliqué dans ce partenariat parce que le
trésorier-payeur général prendra le chèque dun milliard de dollars et le
déposera dans le compte de chèques du gouvernement qui se trouve à la
Réserve fédérale. À ce moment, lordinateur indiquera que le compte du
gouvernement contient un milliard de dollars instantané. Cela signifie quà
partir de cet instant, le gouvernement peut émettre des chèques
gouvernementaux dun montant égal. Prenez lexemple dun chèque de 100 $
libellé au nom dun employé des postes. Cette personne ne croirait pas que
cet argent nexistait pas deux jours plus tôt. Dailleurs, elle ne sen
soucierait pas puisquelle peut le dépenser. Largent se trouve maintenant
ailleurs quà la Fed ou quentre les mains des partenaires du gouvernement,
cest-à-dire du côté bancaire commercial. Le banquier se dirige alors vers
la fenêtre des prêts et annonce : « Puis-je avoir votre attention s.v.p. ?
Nous avons de largent à prêter. » Maintenant, tout le monde est heureux et
pourtant, chacun dentre eux ressent de linquiétude face au maigre montant
de 100 $. Alors, le banquier les rassure en disant de ne pas sinquiéter
parce quil peut leur prêter 900 $. Comment est-ce possible ? Comment est-ce
que les banques peuvent prêter un montant de 900 $ alors que la somme
déposée nétait que de 100 $ ? Voici la réponse :
Le système de la Réserve fédérale exige aux banques de garder en réserve au
moins 10 % des dépôts effectués. Elles doivent conserver 10 $ par tranche de
100 $ et prêter la différence, soit 90 $. Puis, dès quun citoyen emprunte
ce 90 $ et le dépose dans son compte de chèques, le même cercle vicieux
recommence et ainsi de suite. Doù venait tout cet argent ?
La réponse est la même : largent nexistait pas. Il est apparu au moment
précis où quelquun fit lemprunt. Rappelez-vous. Largent créé à partir de
rien et remis au gouvernement, a été dépensé par ce dernier pour réaliser
ses projets. Dautre part, les banques nont pas dépensé largent créé à
partir de rien pour elles, elles nous lont plutôt prêté afin que nous
réalisions nos projets. Toutefois, elles perçoivent de lintérêt sur ces
prêts qui, en fin de compte, nexiste pas. Tous les citoyens aimeraient
posséder un livret de chèques magiques comme celui là et percevoir de
lintérêt sur les prêts ! Cest la raison pour laquelle le cartel bancaire
est partenaire dans cette affaire. Tout cela est légal. On charge de
lintérêt sur rien. Cependant, le processus ne sarrête pas là.
Quelles en sont les conséquences ? Cet argent créé à partir de rien se
retrouve dans le système économique et ces nouveaux dollars diminuent la
valeur de ceux qui y circulent déjà. On peut comparer ce phénomène au
principe de délaiement de la soupe. Lorsquune soupe est trop épaisse, on y
ajoute de leau pour la diluer. Les prix commencent alors à augmenter et
linflation sabat sur léconomie. En fait, contre toute apparence, on a
limpression que les prix augmentent. Et le mot apparence est juste. En
théorie, les prix naugmentent pas. En réalité, la valeur des dollars
diminue. Si largent des Américains valait le prix de lor, de largent ou
dun tout autre effet de commerce tangible et quil nétait pas créé à
partir de rien, les prix resteraient fixes. Si nous avions vécu dans la Rome
antique, nous aurions pu acheter, avec une pièce dor dune once, les
vêtements de base (toge, sandales, et ainsi de suite). Que pouvons-nous
acheter aujourdhui avec cette même pièce dor ? Il nous est possible
dentrer dans nimporte quelle mercerie pour homme et dacheter un complet
de bonne qualité, des souliers, une ceinture faite à la main et ainsi de
suite. Le prix réel de ces articles sest maintenu depuis des milliers
dannées, lorsque lon en parle en termes dargent réel. Les billets de la
Réserve fédérale nous permettent dacheter de moins en moins darticles
parce quil y en a de plus en plus en circulation.
Nous avons perdu notre pouvoir dachat. Qui est-ce qui le détient maintenant
? Ceux-là même qui se trouvaient à lautre extrémité du tuyau, cest-à-dire
le gouvernement (un milliard de dollars), puis ceux qui travaillent pour lui
comme les entrepreneurs et les autres. Et qui dispose de largent qui
provient des banques ? Dabord, les banques puis les emprunteurs ? Non !
Parce que largent que vous avez emprunté aux banques, vous devez le leur
rembourser en plus des intérêts. La banque sempare de vos gains. Depuis la
création de la Réserve fédérale, nous vivons dans un cycle économique en
dents de scie. Si vous ne pouvez effectuer vos paiements, les banques vous
prennent tout. Cest ce qui avait été prévu. Ceux qui profitent de votre
perte et qui achètent le pouvoir sont le gouvernement et les cartels
bancaires.
Pour résumer la situation, voici la vérité au sujet de largent : soulignons
et comprenons dabord limportance de certaines réalités fondamentales de
notre système bancaire et monétaire. Tout largent que les banques émettent
et font circuler est produit sous forme de prêt. Cet argent comporte donc un
coût, cest-à-dire de lintérêt. Lorsque les gouvernements permettent aux
banques démettre la masse monétaire dun pays, ils doivent percevoir des
taxes afin que les banques puissent récolter de lintérêt sur largent
quelles ont créé. Cela dévalorise automatiquement les citoyens puisque les
banques ne créent jamais dargent pour payer lintérêt imposé par
lutilisation de leur argent, mais seulement le principal. En conséquence,
pour acquitter lintérêt, on puise inévitablement dans lactif du pays et
des citoyens par des mécanismes tels que la création de dettes, les
faillites et les forclusions. On prélève, de surcroît, des taxes à la source
pour accélérer le processus. Une société qui admet et qui accepte que lon
utilise largent des banques plutôt que sa propre devise créée librement par
elle expose inéluctablement ses citoyens au cycle économique des dépressions
et au désarroi de la population.
Le processus dont il est question est en fait une taxe. Quon lappelle
inflation ou autre, cela reste une taxe. Vous ne pouvez aucunement la
contrôler, on vous l'arrache sans exonération, sans déduction. Cest la taxe
la plus directe qui existe, bien plus que les impôts ou les taxes
indirectes. Dailleurs, elle touche encore plus fortement ceux qui peuvent
le moins se permettre de la payer. Par conséquent, le système de la Réserve
fédérale est lauteur de la taxe la plus injuste qui soit. Cette taxe sabat
sur les gens qui gagnent un salaire fixe, les gens à la retraite ou
quiconque a réussi à épargner de largent. Elle les assaille encore plus
durement que ceux qui empruntent. Si vous ne deviez vous souvenir que dun
seul détail de ce cours, veuillez sil vous plaît vous rappeler de celui-ci
: linflation et la taxe ne font quun ! Voilà pourquoi ces deux groupes
font partie du partenariat. Du côté gouvernemental, ils peuvent taxer les
citoyens de nimporte quelle façon et à nimporte quel coût, sans que
ceux-ci en aient la moindre idée. Du côté bancaire, ils peuvent percevoir
des intérêts sur rien en perpétuité. Retournons à lîle Jekyll. Lidée a
germé en ces lieux.
Un jeu de mot trompeur
Ce modèle de partenariat fut conçu en Europe, au 16e siècle. On
lexpérimenta et le perfectionna éventuellement avec la formation de la
Banque dAngleterre en 1694. À partir de cette date, tous les gouvernements
européens ont utilisé ce mode de fonctionnement. Bien entendu, ils ne lont
pas appelé le mécanisme de Mandragore, mais plutôt la Banque centrale.
Amener ce mode procédé en Amérique exigeait quon le nomme différemment.
Alors, après un long débat, ses créateurs, qui commencèrent par lui trouver
le nom « Fédérale », parce que cela évoquait une opération gouvernementale,
optèrent ensuite pour le mot « Réserve » afin que lon croie à lexistence
de réserves en un certain endroit. Enfin, ils ajoutèrent le mot « Système »
parce quil semblait beaucoup plus important quil nen ait lair
aujourdhui. Souvenez-vous de la première concentration new-yorkaise du
pouvoir ils devaient convaincre les Américains quils créaient un système
réunissant plusieurs banques et non une seule. Construire dénormes édifices
bancaires à travers le pays. Nous savons maintenant que ce que nous avons
obtenu na rien de fédéral, que les réserves nexistent pas, quen réalité,
le système ne répartit pas ses pouvoirs et que les Réserves fédérales ne
sont pas des banques.
Ils ont monté cette brillante déception de toute pièce puis lont vendue aux
Américains. La première ébauche du projet de loi sur la Réserve fédérale
sappelait la Loi Aldrich (the Aldridge Bill) parce que le sénateur Aldrich
lui accordait son appui. Paul Warburg lui déconseilla toutefois dagir ainsi
parce quà son avis, le Congrès voterait contre ce projet de loi étant donné
quon identifiait trop souvent Aldrich à des grandes entreprises. Toutefois,
lego du sénateur Aldrich était tellement gonflé quil présenta tout de même
le projet de loi Aldrich au Congrès. Warburg avait raison. Le Congrès refusa
de laccepter. Ce fut un contretemps mineur. Ils retirèrent alors le nom
dAldrich du projet de loi et trouvèrent quelques démocrates millionnaires
(le parti ami des petits contribuables) afin que ceux-ci y apportent leur
appui. Ces hommes sappelaient Carter Glass, de la Chambre des
représentants, et le sénateur Owen, un banquier lui-même très respecté au
sein du Sénat. Puis, on changea le nom du projet de loi pour le Glass-Owen
(the Glass-Owen Bill). Aldrich et Vanderlip commencèrent alors à répondre à
des entrevues pour condamner le projet de loi
quils avaient eux-mêmes
écrit. Ils affirmaient que ce système ruinerait les banques et la nation. Le
grand public se dit alors : « si les grands banquiers ne sont pas en faveur
de ce projet de loi, il doit alors sagir dun très bon système. » Une
grande déception planifiée ! Il va sans dire que lon comprenait
parfaitement le fonctionnement de la psychologie de masse. Pendant ce temps,
les mêmes individus finançaient secrètement des messages pour louanger le
nouveau projet de loi sur la Réserve fédérale. Ils donnèrent de largent aux
universités. Ils établirent de nouveaux départements déconomie. Ils
sélectionnèrent les professeurs et les directeurs des ces départements parmi
leurs gens. Ces professeurs commencèrent à vanter les mérites de ce nouveau
et merveilleux système. Puis, à la demande de Paul Warburg, ils ajoutèrent
quelques excellentes clauses au projet de loi. Cela contraria ses associés.
Warburg leur rappela néanmoins que leur seul objectif visait à lacceptation
de ce projet de loi. Ils pourraient ensuite rectifier la situation.
Ces nouvelles clauses ajoutées au projet de loi attirèrent lappui de
William Jennings Bryan, lhomme à la tête du mouvement populiste. Il sétait
opposé au projet de loi depuis le début, mais en voyant les nouvelles
clauses, il lui accorda sa faveur. Cet appui ouvra la voie au projet de loi.
On a amandé la Loi sur la Réserve fédérale plus de cent fois depuis son
adoption. Chacune des excellentes clauses a depuis longtemps été éliminée.
Par contre, plusieurs autres ont été rajoutées, ce qui a permis daugmenter
encore davantage les pouvoirs et la portée du système de la Réserve
fédérale. La Loi fut adoptée majoritairement le 22 décembre 1913, avec
lappui du Congrès et du public. La créature quitta finalement lîle Jekyll
pour sinstaller dans le district fédéral de Washington.
Les soi-disant objectifs de la Fed
Reportons maintenant notre attention sur les objectifs du système de la
Réserve fédérale. Selon ce que lon nous a dit, lobjectif de la Fed
consiste à stabiliser léconomie et à arrêter les opérations bancaires
chaotiques. Paul Samuelson rédigea un manuel scolaire sur léconomie très
populaire dans les collèges et universités américaines. Cet ouvrage soutient
que la Fed découle de la panique de 1907 avec ses épidémies de faillites
bancaires alarmantes. Les États-Unis en avaient assez. Voici ce
quapprennent les étudiants et voilà pourquoi ils piquent actuellement notre
curiosité. Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale affirme quils
font cela pour aider les gens, pour stabiliser léconomie, afin que le
peuple américain nait pas à subir une inflation démesurée ! Depuis sa
création, la Réserve fédérale a présidé les Krachs de 1921 et 1929, la
Grande dépression de 1929-1939, les récessions des années 53, 57, 69, 75 et
81 et le lundi noir de 1987, où 22 % des valeurs totales de la Bourse
chutèrent en une journée. Nous savons tous que la dette des entreprises
monte en flèche, que les dettes personnelles saccroissent démesurément. Les
faillites dentreprises et personnelles nont jamais été si nombreuses. Les
banques et les sociétés de crédit immobilier nont jamais essuyé un si grand
nombre déchecs. Lintérêt sur la dette nationale ronge la moitié de nos
dollars imposés. Lindustrie lourde est maintenant presque entièrement
remplacée par des compétiteurs outre-mer. Pour la première fois dans
lhistoire, nous faisons face à une balance commerciale internationale
déficitaire. Des étrangers possèdent maintenant 75 % du quartier centre de
Los Angeles et des autres régions métropolitaines. Plus de la moitié de la
nation est officiellement en récession. Voici les résultats scolaires
obtenus par le système de la Réserve fédérale après 80 années de soit disant
stabilisation de notre économie. La Fed na pas atteint ses objectifs.
Pourquoi ? Parce quà mon avis, ces derniers nont jamais été ses buts réels
!
Quels sont les véritables objectifs de la Fed ? Quels buts réels un cartel
quelconque peut-il viser ? Tous deux cherchent à accroître les marges
bénéficiaires des membres et à stabiliser leur situation sur le marché. En
gardant cela à lesprit, une image différente soffre maintenant à nos yeux.
Ils remportent un grand succès. Les banquiers de lîle Jekyll voulaient
atteindre trois objectifs :
1. Mettre un terme à léparpillement de leur pouvoir pour le concentrer
à New York. Ils auraient plutôt dû faire exactement le contraire. Ils
craignaient que des banques dynamiques apparaissent brusquement à travers
tout le pays. Ils désiraient éliminer la concurrence que représentaient les
nouvelles banques en imposant des conditions auxquelles les grandes banques
pouvaient répondre mais non les petites ;
2. Renverser la tendance de ce quils appelaient la formation du capital
privé. Ils ne voulaient pas que les individus dépensent leur propre argent.
Ils désiraient que tout le monde aille à la banque pour se procurer de
largent. En début de siècle, la formation de capital privé tendait à
sétablir et plus particulièrement en affaire. Les entreprises
investissaient certains de leurs profits dans un fonds. Ce capital prenait
de la valeur, puis les dirigeants de ces entreprises utilisaient leur propre
argent pour construire des usines, organiser la recherche et le
développement ou pour faire quoique ce soit dautre. Les banques
nappréciaient pas cette tendance. Elles voulaient inciter les entreprises à
recommencer à emprunter leur argent. Elles savaient que la seule façon dy
arriver consistait à baisser les taux dintérêt. Contrairement à
aujourdhui, il nexistait aucun mécanisme pour augmenter ou réduire les
taux dintérêt
parce quà cette époque, largent était avalisé par lor et
largent. On ne peut contrôler ce type dargent. Cest une question doffre
et de demande. Personne, individu ou politicien, ne peut le faire. Seuls des
millions de citoyens en interaction libre peuvent le contrôler. Ils savaient
que la seule façon dont ils disposaient pour ramener les gens dans les
banques consistait à réduire artificiellement le taux dintérêt normal. Ils
affirmèrent que la nation requérait une devise flexible
pour répondre aux
demandes de lindustrie. Que cela signifie-t-il ? De largent créé à partir
de rien. Si vous arrivez à créer cela, vous naurez pas à percevoir beaucoup
dintérêts pour faire des profits. Une devise souple leur permettra de
réduire les taux dintérêt sous le niveau normal, de réaliser des profits en
quantité importante et dinciter les hommes daffaires à revenir aux
banques. Le deuxième objectif consistait donc à établir une devise souple.
3. Transférer les pertes inévitables des banques aux contribuables au
nom de la protection des gens. Ceux-ci sont les véritables objectifs de la
Réserve fédérale.
Émettons maintenant un autre bulletin scolaire pour savoir à quel point elle
les a atteints.
1. Ont-ils réussi à garder le contrôle en ce qui a trait aux grandes
banques new-yorkaises ? Oui ! Pendant que nous disposons des grandes banques
dans louest et le sud des États-Unis, les incomparables méga banques de New
York se développent dans toutes les grandes villes du monde. Les grandes
banques poursuivent leur domination. Il y a quelques années, William Grider
écrivit un ouvrage très important : Les secrets du temple, publié par Simon
et Shuster (une maison dédition notoire aux États-Unis). On décrivit le
contenu de ce livre comme une attaque incisive envers le système de la
Réserve fédérale. Deux points ressortaient de cet ouvrage. Grider y
racontait une excellente histoire qui ne camouflait aucun détail. Il prouva
tout à fait que la Réserve fédérale avait toujours agit contre lintérêt
public et quelle avait été conçue ainsi dès le tout début. Quelles étaient
alors ses solutions ? Abolir la Fed? Non. Rien dextrême à ce point.
Pensait-il à une réforme ? Non plus. Il y proposait plutôt de se détendre et
dapprendre chemin faisant parce que tout était si compliqué, mais à la fois
sous contrôle. Dans le fond, nous navions besoin que dhommes plus
intelligents, cest-à-dire dune opposition contrôlée. Selon lui, cela ne
faisait aucune différence dêtre explicite dans notre histoire. Cela ne
changerait rien de condamner. Ne pas disposer dune solution réaliste
revenait à ne pas détenir de solution du tout.
Il ne sagit pas dun problème entre républicains et démocrates. Même si les
républicains ont promu la cause de la Fed à un degré supérieur, les membres
du parti démocrate ont eux aussi mis la main à la pâte. On parle alors
dopposition contrôlée. La Réserve fédérale obtient donc un « A » pour avoir
conservé le contrôle à New York.
2. A-t-elle réussi à renverser la tendance à former du capital privé ?
Oui ! La réduction des taux dintérêt durant certaines périodes allécha les
individus et les entreprises à un point tel quil eût été fou de ne pas en
tirer profit. Pourquoi économiser votre argent ? Cest stupide ! Alors, ces
derniers se ruèrent dans les banques et empruntèrent considérablement. Puis,
léconomie vacilla. Par conséquent, ils ne purent rembourser leurs dettes et
durent déclarer faillite. Présentement, plusieurs entreprises et individus
parviennent tout juste à payer lintérêt sur leur dette. Plus incroyablement
encore, de nombreuses entreprises remboursent maintenant plus dintérêt aux
banques quelles ne payent de dividendes à leurs actionnaires. Pensez-y. Les
banques, qui ont fabriqué largent à partir de rien, gagnent plus dargent
que ceux qui travaillent pour le gagner, léconomiser, le risquer et
linvestir dans le but dacheter ces entreprises. Une fois encore, la
Réserve fédérale obtient un « A » grâce à sa devise souple. Elle est
parvenue à renverser la tendance de la capitalisation privée.
3. Transférer les pertes inévitables des banques aux contribuables au
nom de la protection des gens. Ce petit jeu sappelle : mettre en liberté
provisoire sous caution. Lorsquune grande banque se retrouve dans le pétrin
à cause dune entreprise majeure ou parce quun pays du tiers monde narrive
plus à payer sa dette, elle se tourne vers le Congrès et lui demande de
mettre cette entreprise ou ce pays en liberté provisoire sous caution.
Autrement, cela porterait atteinte aux gens de lAmérique. Si lon accepte
la disparition de cette vénérable entreprise, il faudra penser à tous les
gens qui perdront leur emploi et qui se retrouveront sur laide sociale. Si
le pays ne peut payer, le gouvernement des États-Unis devrait le faire à sa
place parce quautrement, la banque de New York devra considérer son
remboursement comme perdu, faire faillite techniquement et fermer ses
portes. Pensez à ces milliers de personnes qui ont placé leur argent dans
cette banque et qui risquent den ressentir les effets. Qui sait, peut-être
que cette banque entraînera toutes les autres dans son sillon en un effet de
dominos. Une dépression ou une récession pourrait faire souffrir les gens.
Le Congrès vote alors des fonds pour garantir les emprunts ou fait les
paiements entièrement. Ce principe ne sapplique quaux grandes banques. Des
entreprises majeures telles la Penn Central Railroad and Lockheed
Corporation en 1970, la Commonwealth Bank of Detroit en 1972, la ville de
New York en 1975, la Chrysler Corporation 1978, la First Pennsylvania Bank
en 1980, la Continental Illinois, la plus importante banque à ce jour, en
1982 et de nombreux pays, qui narrivaient pas à effectuer les paiements
auparavant, les font maintenant grâce à largent prêté par le Fonds
monétaire international et la World Bank. Ces derniers ont obtenu cet argent
de la Réserve fédérale qui la, elle, obtenu de vous et moi à travers le
mécanisme de Mandragore.
Comme dernier sujet de ce chapitre, nous aborderons le thème de lusure.
Quest-ce que lusure ? Un intérêt de taux excessif. Autrefois (au temps
biblique), on définissait usure en tant quintérêt sur un prêt. Aujourdhui,
cela signifie intérêt excessif sur un prêt. Thomas Edison disait que les
gens qui ne contribuaient rien à un projet, en récoltaient plus dargent que
ceux qui y investissaient tout le travail et les matériaux. Je me suis
imaginé que sur le prix dune maison de 100 000 $, 30 000 $ serviraient à
payer les frais de larchitecte, le terrain, les permis, etc. Le reste de
largent, soit 70 000 $, permettrait de payer les matériaux de construction
et les travailleurs. Jai supposé que lacheteur irait à la banque pour
déposer 20 % du montant total et faire un emprunt sur 30 ans à un taux
dintérêt de 10 %. En calculant tout cela, vous arriverez à la même
conclusion que moi : lacheteur payera plus de 172 741 $ en intérêt à la
banque, comparativement aux 70 000 $ versés aux travailleurs. En dautres
termes, la banque gagnera 2,5 fois plus que les autres. Cet argent fut créé
à partir de rien. Charger 172 741 $ dintérêt sur rien est excessif. Il est
temps de donner une nouvelle définition au mot usure : tout intérêt chargé
sur tout prêt dargent créé à partir de rien. Cet exemple de maison de 100
000 $ ne représente quun infime petit grain de sable dans le désert du
Sahara. Vous devez multiplier ce procédé par toutes les maisons, tous les
hôtels et les gratte-ciel, toutes les avions à réaction, les automobiles,
les usines, tous les entrepôts et sur toutes les fermes et leurs équipements
de lAmérique pour obtenir le montant que récolte les banques. On parle ici
dune rivière de richesses non gagnées et flottant continuellement à
lintérieur du cartel bancaire qui est tellement éparpillé quil nous est
impossible à imaginer. La somme totale dépasse tout entendement. Cet argent
devrait revenir à ceux qui travaillent pour le produire et non à ceux qui
ont monté un extraordinaire racket ! Où va cet argent ?
Lorsque lon possède tout largent nécessaire pour soffrir tous les petits
plaisirs de la vie, que reste-t-il à acquérir ? Le pouvoir ! Les membres du
cartel bancaire utilisent cette rivière de richesses pour se procurer le
pouvoir à nos dépens. Ils achètent le monde avec ces argents. Ils contrôlent
les sociétés et les institutions qui offrent leurs directions et leurs
orientations à des gens qui dépendent, vivent et agissent en fonction de ces
dernières. Sur le plan techniqu
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